Un système opaque et lucratif
La privatisation de la gestion des visas a propulsé VFS Global au rang d'acteur incontournable. Pourtant, cette entreprise est aujourd'hui épinglée pour des pratiques controversées. Selon une enquête du Monde, la société facture des services optionnels à des prix exorbitants, sans que les usagers aient toujours le choix de les refuser. Ces pratiques génèrent des profits colossaux, mais aussi des soupçons de corruption.
Des services facturés au prix fort
VFS Global propose des prestations comme la vérification de documents ou l'accès à des salons VIP, facturées jusqu'à 50 euros. Les associations de consommateurs dénoncent un manque de transparence et une pression implicite sur les demandeurs de visa, souvent en situation de vulnérabilité. Ces frais optionnels représenteraient près de 40 % du chiffre d'affaires de l'entreprise, selon des documents internes.
Des liens troubles avec certains gouvernements
L'enquête révèle également des relations ambiguës entre VFS Global et des fonctionnaires de pays hôtes. Des paiements suspects auraient été versés pour obtenir des contrats exclusifs. "C'est un système qui favorise les pots-de-vin et le copinage", dénonce un ancien employé. Les autorités de plusieurs pays ont ouvert des enquêtes, mais les procédures avancent lentement.
Un monopole contesté
Avec des contrats dans plus de 140 pays, VFS Global détient un quasi-monopole sur le marché de la gestion externalisée des visas. Cette position dominante lui permet d'imposer ses tarifs, sans réelle concurrence. Les critiques appellent à une régulation plus stricte et à un retour partiel à une gestion publique. "Il est temps de remettre de l'éthique dans ce secteur", conclut un rapport parlementaire.



