UE interdit aux compagnies aériennes d'ajouter un supplément carburant après achat
UE interdit le supplément carburant après achat de billet

Le débat est tranché. Malgré la flambée du kérosène liée à la guerre au Moyen-Orient, les compagnies aériennes n'ont pas le droit d'ajouter un supplément carburant après l'achat d'un billet d'avion, a souligné l'Union européenne (UE) vendredi.

L'ajout d'un supplément carburant « ne peut se justifier ». Si les compagnies modifient le prix d'un billet après la réservation, elles s'exposent à la législation européenne en matière de concurrence déloyale, a déclaré une porte-parole de la Commission européenne, Anna-Kaisa Itkonen, devant la presse.

Volotea défendait sa pratique

En France, la compagnie aérienne espagnole low-cost Volotea avait défendu le supplément carburant qu'elle réclame après achat du billet, et dont la légalité fait l'objet de vérification des autorités. « La légalité de notre dispositif a été confirmée par trois cabinets indépendants spécialisés dans le droit du transport aérien et du consommateur. La mesure est transparente, elle est temporaire et va dans les deux sens », à la hausse comme à la baisse, avait assuré Gilles Gosselin, le directeur France de la compagnie.

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La position de Bruxelles

Dans un document publié vendredi sur la crise énergétique qui touche le secteur aérien, Bruxelles souligne que « toute modification rétroactive » du prix du billet d'avion est « exclue ». « Les compagnies aériennes ne peuvent pas prévoir dans leurs conditions générales des clauses leur permettant d'augmenter le prix du billet au-delà de celui annoncé au moment de l'achat, au motif que le carburant s'est révélé plus coûteux que prévu », insiste la Commission.

Exception pour les forfaits touristiques

L'UE mentionne une exception pour les forfaits touristiques, avec des agences de voyages par exemple, pour lesquels une augmentation du prix est possible en fonction du coût du carburant, si elle est prévue dans le contrat. Dans ce cas, une augmentation jusqu'à 8 % du prix du forfait ne nécessite pas l'accord du voyageur. Si la hausse dépasse 8 %, le voyageur peut soit accepter l'augmentation soit résilier le contrat sans frais.

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