Presque un an après la réouverture du tunnel de Tende, le projet d'élargissement de l'ouvrage historique franchit une nouvelle étape. Ce jeudi 2 juillet 2026, le conseil d'administration de l'Anas, la société gestionnaire des routes en Italie, et son commissaire extraordinaire Claudio Andrea Gemme ont approuvé le projet d'exécution. Dans la foulée, la Commission intergouvernementale (CIG) franco-italienne, réunie à Paris, a validé le dossier d'appel d'offres.
Un chantier de 140 millions d'euros
Cette double validation ouvre la voie au lancement de la procédure de marché public. Le projet, estimé à 140 millions d'euros, vise à transformer l'ancien tunnel, construit à la fin du XIXe siècle, en un second tube moderne. « Cette décision nous permet de lancer immédiatement l'appel d'offres », s'est félicité Claudio Andrea Gemme. « L'entreprise retenue élargira l'ouvrage existant afin de réaliser un second tunnel à sens unique, conforme aux plus hauts standards de sécurité et d'automatisation déjà en vigueur dans le nouveau tube. Nous nous rapprochons ainsi de l'objectif d'achever cette liaison internationale. »
Caractéristiques techniques du futur tunnel
Le tunnel historique sera élargi pour offrir une plateforme routière de 6,50 mètres de large, intégrant une bande d'arrêt et une voie d'urgence. Cette configuration permettra l'intervention et le croisement des véhicules de secours. À terme, la circulation sera organisée en sens unique de la France vers l'Italie dans le tunnel historique, tandis que le nouveau tube assurera le trafic dans le sens inverse. Les deux ouvrages seront reliés par des passages destinés aux véhicules et aux piétons, conformément aux exigences européennes de sécurité. Les équipements technologiques reprendront les systèmes déjà déployés dans le nouveau tunnel, avec un haut niveau d'automatisation, notamment pour la détection des situations de trafic critiques et les dispositifs de sécurité et de supervision.
Un axe stratégique pour les transports transfrontaliers
Ce projet doit permettre de finaliser une liaison transfrontalière modernisée entre la vallée de la Roya et le Piémont, avec un niveau de sécurité conforme aux standards européens les plus récents. Il s'inscrit dans la volonté des deux pays d'accélérer le développement des transports transfrontaliers, comme l'a souligné le ministre des Transports Philippe Tabarot lors d'un sommet franco-italien fin juin 2026.



