Et si Elon Musk construisait un tunnel entre la Russie et les États-Unis ? Donald Trump juge l’idée « intéressante »… devant Volodymyr Zelensky. Samedi 18 octobre 2025, en pleine rencontre avec le président ukrainien, Donald Trump a qualifié d’« intéressante » la proposition de construire un « pont de la paix » entre l’Alaska et la Russie. Suggéré le 16 octobre 2025 par Kirill Dmitriev, émissaire du président russe Vladimir Poutine chargé des questions économiques à l’international, ce projet pourrait être conduit avec Elon Musk.
Un projet de la Guerre froide ressuscité
Jeudi 16 octobre, Kirill Dmitriev a évoqué sur le réseau X un projet de « pont de la paix » entre l’Alaska et la Russie, une idée qui remonte à la Guerre froide. Donald Trump a jugé cette idée « intéressante » le lendemain, avant de demander à Volodymyr Zelensky : « Vous aimez cette idée ? ». Le président ukrainien a répondu : « Je n’en suis pas ravi », ce qui a fait rire Donald Trump.
Un chantier à 8 milliards de dollars
« Avec la technologie moderne de Boring Company (une entreprise d’Elon Musk), cela peut devenir un tunnel Poutine-Trump » sous le détroit de Béring, a écrit Kirill Dmitriev. Celui qui dirige le fonds souverain russe a explicitement invité Elon Musk à construire cette infrastructure comme « symbole d’unité », avec des schémas à l’appui. Ce tunnel d’environ 110 kilomètres coûterait 65 milliards de dollars, mais Boring Company pourrait réduire le montant à 8 milliards de dollars. La mise en œuvre du projet se ferait en moins de huit ans.
Des doutes quant à la faisabilité
Mais le projet est-il faisable ? Simon Saradzhyan, directeur fondateur du projet Russia Matters à l’Université Harvard, s’est prononcé sur la question auprès du Washington Post : « Des doutes subsisteront quant à la faisabilité compte tenu du volume des échanges commerciaux, mais aussi de la structure des exportations russes ». D’abord, les produits énergétiques russes « sont clairement plus faciles à expédier par bateau que par chemin de fer ou par route ». Ensuite, la région de départ, la Tchoukotka, ne dispose que de peu d’infrastructures de transport. Pour l’heure, Elon Musk n’a fait part d’aucune réponse.



