La France insoumise (LFI) a relancé le débat sur la taxation des superprofits avec une proposition de loi inspirée des travaux de l'économiste Gabriel Zucman. Cette mesure, surnommée la « taxe Zucman », vise à imposer les entreprises réalisant des bénéfices exceptionnels, notamment dans les secteurs de l'énergie et de l'agroalimentaire.
Une proposition qui divise
Pour ses défenseurs, cette taxe permettrait de réduire les inégalités et de financer des politiques sociales et écologiques. Les députés insoumis estiment que les grandes entreprises doivent contribuer davantage à l'effort national, surtout en période de crise du pouvoir d'achat.
Cependant, les critiques fusent. Du côté de la majorité présidentielle, on dénonce une mesure démagogique qui pénaliserait la compétitivité des entreprises françaises. Le ministre de l'Économie a qualifié cette proposition de « nouvelle lubie » qui risque de faire fuir les investisseurs.
Un précédent controversé
LFI avait déjà proposé une taxe similaire lors du précédent quinquennat, sans succès. Cette fois, le contexte de hausse des prix et de profits records dans certains secteurs pourrait donner une nouvelle audience à cette idée. Gabriel Zucman, économiste reconnu, défend depuis plusieurs années une taxation plus juste des multinationales.
Le débat promet d'être vif à l'Assemblée nationale, où les oppositions tentent de trouver des majorités de texte. En attendant, la proposition de loi devrait être examinée dans les prochaines semaines.



