Les entreprises cotées à travers le monde ont enregistré des bénéfices sans précédent en 2025, selon une étude publiée par le cabinet de conseil EY. Les 2 000 plus grandes sociétés mondiales ont cumulé un total de 3 800 milliards de dollars de profits, soit une augmentation de 15 % par rapport à l'année précédente. Cette performance exceptionnelle est attribuée à une combinaison de facteurs, notamment la reprise économique post-pandémie, la hausse des prix de l'énergie et des matières premières, ainsi que les marges bénéficiaires élevées dans les secteurs de la technologie et de la finance.
Des secteurs inégalement bénéficiaires
Les secteurs de l'énergie et des matières premières ont particulièrement profité de la flambée des cours. Les géants pétroliers et miniers ont vu leurs profits multipliés par deux ou trois, tandis que les banques et les assurances ont bénéficié de la hausse des taux d'intérêt. En revanche, les secteurs de la consommation et de la distribution ont connu une croissance plus modérée, voire des baisses dans certains cas.
Les États-Unis en tête
Les entreprises américaines représentent près de la moitié des bénéfices totaux, avec 1 800 milliards de dollars. La Chine suit avec 600 milliards, puis l'Europe avec 500 milliards. La France se classe au quatrième rang avec 200 milliards de dollars de bénéfices pour ses entreprises cotées.
Le débat sur la taxation des superprofits
Ces résultats record relancent le débat sur la taxation des superprofits. Plusieurs organisations non gouvernementales et partis politiques de gauche réclament une hausse de l'impôt sur les sociétés pour les entreprises réalisant des bénéfices exceptionnels. En France, le gouvernement a déjà instauré une taxe temporaire sur les superprofits des énergéticiens, mais certains appellent à l'étendre à d'autres secteurs.
Les défenseurs de cette taxe estiment qu'elle permettrait de réduire les inégalités et de financer la transition écologique. Les opposants, quant à eux, avancent que cela pourrait freiner l'investissement et la croissance économique. Le débat promet d'être vif dans les prochains mois, alors que les bénéfices des entreprises continuent de grimper.



