Un métier de l’ombre
À 24 ans, Raphaël exerce un métier rare et méconnu : majordome. Employé dans une famille aisée de la région parisienne, il gagne 2 700 euros par mois. Son quotidien est rythmé par des tâches variées, allant de la gestion de la maison à l’organisation des réceptions. « Je m’efface pour autrui du matin au soir », confie-t-il. Ce travail exige une discrétion absolue et une disponibilité permanente.
Un parcours atypique
Raphaël n’a pas suivi de formation classique. Après un bac littéraire, il a enchaîné les petits boulots avant de répondre à une annonce pour un poste de majordome. « Je ne savais pas vraiment ce que cela impliquait, mais j’ai appris sur le tas », explique-t-il. Aujourd’hui, il maîtrise l’art de la table, le service du vin et la gestion du personnel de maison.
Les contraintes du métier
Le métier de majordome impose des sacrifices. Raphaël travaille six jours sur sept, avec des horaires extensibles. « Il faut être prêt à tout moment, même la nuit », dit-il. La vie personnelle est quasi inexistante. « Je n’ai pas de petite amie, et mes amis ne comprennent pas toujours mes horaires », regrette-t-il. Malgré cela, il apprécie la relation de confiance avec ses employeurs.
Une rémunération attractive
Avec 2 700 euros par mois, Raphaël gagne bien plus que le salaire médian. En contrepartie, il loge sur place et bénéficie de certains avantages. « C’est un bon salaire pour mon âge, mais le prix à payer est lourd », nuance-t-il. Il économise en vue d’un projet futur : ouvrir sa propre maison d’hôtes.
Un métier en mutation
Le métier de majordome évolue. Les familles recherchent des profils polyvalents, capables de gérer aussi bien le quotidien que les imprévus. « Il faut être à la fois un manager et un confident », souligne Raphaël. La discrétion reste la qualité première. « On voit tout, on entend tout, mais on ne dit rien », conclut-il.



