Mélenchon au 1er-Mai : « Total, passez à la caisse ! »
Mélenchon au 1er-Mai : « Total, passez à la caisse ! »

Mélenchon s'en prend à TotalEnergies lors du 1er-Mai

Lors du défilé du 1er-Mai à Paris, le leader de La France insoumise (LFI) Jean-Luc Mélenchon a vivement critiqué le géant pétrolier TotalEnergies, l'accusant de réaliser des bénéfices excessifs grâce à la guerre au Moyen-Orient. Depuis le char de LFI place de la République, il a lancé : « L'année dernière, 19 milliards de bénéfices distribués aux actionnaires. L'année d'avant, 15 milliards. L'année d'avant 14 milliards. Si Total était resté nationalisé, il y aurait 30 milliards de plus dans la caisse de l'État en cinq ans, 100 milliards en dix ans. Allez, passez à la caisse, vous en avez les moyens. Total ne s'effondrera pas. »

Le tribun a également réclamé le blocage des prix du carburant et une augmentation des salaires, dénonçant les profits records de l'entreprise. Il a insisté sur la nécessité de « bloquer les prix du carburant » tout en appelant à une hausse des rémunérations.

Un discours social offensif

Dans un discours de vingt minutes à la tonalité sociale, Jean-Luc Mélenchon a distingué le travail du travail salarié, soulignant que « tout le monde travaille du matin au soir, et notamment celles qui font du travail gratuit à la maison ». Il a également critiqué la proposition de Gabriel Attal d'autoriser les boulangeries et fleuristes à ouvrir le 1er-Mai avec des salariés volontaires. « Ils parlent d'un 'choix libre' qui n'existe pas ! Qui a la liberté de dire non à son patron ? Le contrat de travail est un contrat de subordination », a-t-il asséné.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Assumant de représenter ceux qui veulent « travailler moins et gagner davantage », Mélenchon s'exprimait à l'approche de l'annonce de sa quatrième candidature à la présidence de la République. « Tournons la page et faisons autre chose », a-t-il harangué la foule, rappelant que l'élection présidentielle se tiendrait en avril 2027, dans moins d'un an.

« Nous sommes prêts » pour 2027

« Nous sommes prêts », a affirmé le leader de LFI, se disant « content » d'être « clivant » et exhortant ses militants à entamer la campagne. Il a appelé à une large mobilisation pour la prochaine échéance électorale, promettant de « passer à la caisse » les grandes entreprises et de défendre le pouvoir d'achat des Français.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale