Emmanuel Macron annonce des milliards de contrats avec le Vietnam
Emmanuel Macron a annoncé, lundi, 9 milliards d'euros de contrats signés avec le Vietnam, marquant "en matière de défense, d'aéronautique, de ferroviaire, le lien très fort qu'il y a entre nous", a souligné le président français, à Hanoï, première étape de sa tournée en Asie du Sud-Est.
"Je viens ici pour renforcer nos liens dans des domaines clés : la défense, l'innovation, la transition énergétique et les échanges culturels", a écrit Emmanuel Macron sur le réseau social X après son arrivée dimanche. Avant de nouveaux accords potentiels ce mardi, les 14 contrats déjà signés portent notamment sur la coopération dans l'énergie nucléaire, les chemins de fer, les satellites d'observation de la Terre via Airbus et les vaccins mis au point par Sanofi.
Le big bang Trump
Vietjet, la plus grande compagnie aérienne privée du Vietnam, a notamment acheté 20 avions Airbus A330-900 à l'occasion de cette visite d'État dans un pays où Paris cherche à étendre son influence dans un contexte de tensions commerciales internationales. Cette visite officielle au Vietnam, la première d'un président français depuis près d'une décennie, intervient après les menaces vendredi du président américain, Donald Trump, d'imposer des droits de douane de 50 % sur les produits de l'UE à compter du 1er juin. Le locataire de la Maison Blanche est finalement revenu dimanche sur ces déclarations, reportant ses projets de taxes au 9 juillet, mais cette nouvelle volte-face illustre l'incertitude accrue autour du commerce mondial.
L'inquiétude des Européens
Le Vietnam, dont l'économie dépend fortement des exportations, est quant à lui visé par des droits de douane américains de 46 %, ce qui suscite des inquiétudes en Europe sur d'éventuels accords qui pourraient être noués entre les deux pays pour régler leur différend, aux dépens du bloc communautaire. Avant la visite d'Emmanuel Macron, le Vietnam a donc été prié, par Bruxelles, de "ne pas prendre de décisions au détriment des intérêts européens" lors de ses négociations avec les États-Unis. Dans le cas contraire, cela pourrait compromettre les relations étroites nouées avec l'UE, menacent, à leur tour, les Vingt-Sept.



