Londres défend un revenu universel financé par les bénéfices de l'intelligence artificielle
La ville de Londres a récemment plaidé en faveur de la mise en place d'un revenu universel, une mesure sociale ambitieuse qui serait financée par les gains de productivité générés par l'intelligence artificielle. Cette proposition intervient dans un contexte où les avancées technologiques, notamment en matière d'IA, transforment profondément le marché du travail et exacerbent les inégalités économiques.
Une réponse aux défis économiques posés par l'IA
Les autorités londoniennes estiment que l'intelligence artificielle, en automatisant de nombreuses tâches, pourrait libérer des ressources humaines et augmenter la productivité globale. Cependant, elles craignent que ces progrès ne bénéficient pas équitablement à l'ensemble de la population, risquant d'accroître la précarité et le chômage. Le revenu universel est ainsi présenté comme une solution pour redistribuer les richesses créées par l'IA, assurant un filet de sécurité économique pour tous les citoyens.
Ce projet vise à atténuer les impacts négatifs de l'automatisation, tout en capitalisant sur ses avantages. En fournissant un revenu de base, il permettrait aux individus de se former, d'innover ou de s'engager dans des activités sociales, sans la pression financière immédiate. Les partisans de cette initiative soulignent qu'elle pourrait stimuler l'économie locale en augmentant le pouvoir d'achat et en réduisant la pauvreté.
Les détails du financement et les défis à relever
Le financement de ce revenu universel reposerait principalement sur une taxe ou une redevance prélevée sur les entreprises qui utilisent intensivement l'intelligence artificielle pour générer des profits. Londres propose de créer un fonds dédié, alimenté par ces contributions, qui serait ensuite redistribué sous forme de paiements réguliers aux résidents. Cette approche nécessite une collaboration étroite entre le secteur public et privé, ainsi qu'un cadre réglementaire robuste pour éviter les abus.
Les critiques pointent du doigt les coûts élevés et les risques de découragement à l'innovation, mais les défenseurs du projet arguent que les gains de productivité de l'IA sont suffisants pour couvrir ces dépenses. Ils citent des études montrant que l'automatisation pourrait augmenter le PIB de manière significative, offrant ainsi les ressources nécessaires pour soutenir un tel programme social.
En conclusion, la proposition de Londres représente une vision audacieuse pour l'avenir économique, où la technologie sert non seulement à enrichir les entreprises, mais aussi à garantir le bien-être collectif. Si elle est mise en œuvre, elle pourrait inspirer d'autres villes à travers le monde à adopter des mesures similaires, façonnant une nouvelle ère de protection sociale adaptée aux défis du XXIe siècle.