Ce jeudi, à Toulouse, le Premier ministre et les collectivités ont signé un protocole d’accord qui se veut décisif pour le projet de ligne à grande vitesse (LGV) entre Bordeaux et Toulouse, ainsi que Bordeaux et Dax. Ce protocole d’intention politique a pour ambition de relancer ce dossier, plombé depuis quatre ans par des incertitudes, notamment sur la participation financière de l’État.
Un projet désormais irréversible selon Sébastien Lecornu
À l’issue de la signature, Sébastien Lecornu a été formel : « Ce projet est désormais irréversible. » Le document a été signé par plusieurs personnalités, dont Alain Rousset, président de la Nouvelle-Aquitaine, Carole Delga, présidente de l’Occitanie, Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, Thomas Cazenave, maire de Bordeaux, Frédéric Dutin, maire de Mont-de-Marsan représentant le département des Landes, et Sébastien Vincini, président du département de la Haute-Garonne.
410 millions d’euros débloqués par l’État sur 2026 et 2027
Concrètement, comme révélé ce jeudi matin, l’État va débloquer 410 millions d’euros sur 2026 et 2027 pour poursuivre les acquisitions foncières, les études et, selon Sébastien Lecornu, « lancer les procédures d’appel d’offres ». Les collectivités débloqueront également 410 millions d’euros. Philippe Tabarot, ministre des Transports, a confirmé que l’État et les collectivités échangeront encore pendant un mois pour trancher la question du mode de financement. Deux options sont sur la table : un portage 100 % public ou un partenariat public-privé, ce dernier étant rejeté par les collectivités.



