Le 13 juillet 2015, après un week-end de négociations intenses, les membres de la zone euro parvenaient à un accord sur un troisième plan d'aide pour sauver la Grèce de la faillite. En contrepartie, le gouvernement grec devait s'engager à des réformes drastiques, évitant ainsi une sortie dramatique de l'Union européenne. Dix ans plus tard, Athènes a tourné la page de cette sombre période et affiche l'un des redressements économiques les plus impressionnants du Vieux Continent.
Un redressement salué par les institutions
En décembre dernier, le ministre de l'Économie et des Finances grec, Kyriakos Pierrakakis, a été désigné par ses homologues de la zone euro pour prendre la tête de l'Eurogroupe. Un symbole fort qui illustre la transformation du pays. Selon les données de la Commission européenne, le PIB grec a augmenté de 2,2 % en 2024, dépassant la moyenne de la zone euro. Le taux de chômage, qui avait culminé à 27,9 % en 2013, est tombé à 9,6 % en février 2025.
Les réformes structurelles comme clé du succès
Le plan d'aide de 2015 imposait des réformes dans les domaines des retraites, de la fiscalité et de l'administration publique. Malgré les critiques sur la rigueur imposée, ces mesures ont permis d'assainir les finances publiques. Le déficit budgétaire est passé de 15,1 % du PIB en 2009 à un excédent primaire de 1,2 % en 2024. La dette publique, bien que toujours élevée à 160 % du PIB, est devenue soutenable grâce à des allègements de dette et des échéances allongées.
Un avenir prometteur pour la Grèce
Aujourd'hui, la Grèce attire les investissements étrangers, notamment dans les secteurs du tourisme, de la technologie et de l'énergie. En 2024, les investissements directs étrangers ont atteint 6,5 milliards d'euros, un record historique. Le gouvernement prévoit une croissance de 2,5 % en 2025, portée par les réformes et les fonds européens. « La Grèce est devenue un exemple de résilience et de détermination », a déclaré Kyriakos Pierrakakis lors de sa prise de fonction à l'Eurogroupe.



