Un coup de froid polaire s'est abattu sur les relations diplomatiques entre Paris et Israël. La France a interdit la présentation de toutes les armes offensives israéliennes lors de l'édition 2026 du salon Eurosatory, près de Paris, ont indiqué ce lundi les organisateurs à l'AFP. « Sont autorisés uniquement les exposants israéliens qui présenteront des systèmes de défense antibalistique et antiaérienne », a déclaré le président de COGES Events, Charles Beaudouin.
Une décision claire du gouvernement français
Interrogé après un communiqué du ministère israélien de la Défense protestant contre ces restrictions, Charles Beaudouin a précisé : « C'est un choix du gouvernement français, du Conseil de défense. Et, à titre personnel, je trouve que ça a le mérite d'être clair. » Il a ajouté : « Il n'y a pas d'ambiguïté possible : si un exposant est aussi fabricant de roquettes, il ne pourra pas les montrer. Cela évite toute arme offensive. »
La réaction indignée d'Israël
Le ministère israélien a dénoncé la décision, déplorant être « dans l'incapacité de participer au salon ou d'installer un pavillon national ». Dans un communiqué, il a qualifié la décision de « honteuse », ajoutant qu'elle « sent le calcul politique et commercial, et de manière regrettable, elle ne constitue pas une surprise. Elle correspond à un schéma profondément troublant dans le comportement de la France ces dernières années. »
Un contexte diplomatique tendu
Paris a condamné de manière répétée depuis fin février les attaques d'Israël sur le territoire du Liban. Dimanche, la France a demandé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies après que l'armée israélienne se fut emparée de l'emblématique forteresse médiévale de Beaufort pour y faire flotter le drapeau israélien. Eurosatory, l'un des plus grands salons de défense et de sécurité au monde, se tiendra du 15 au 19 juin au Parc des Expositions Paris Nord Villepinte.



