Les droits de douane dits "réciproques" imposés par Donald Trump ont connu un rebondissement judiciaire en deux jours. Bloqués mercredi par un tribunal de Commerce international, ils ont été rétablis dès jeudi par une cour d'appel fédérale de Washington.
Une décision de justice suspendue
La cour d'appel a suspendu la décision du tribunal de Commerce international de Manhattan, qui avait invalidé tous les décrets commerciaux pris par Donald Trump depuis janvier. Ces décrets étaient fondés sur l'International Emergency Economic Powers Act (IEEPA), une loi utilisée pour faire face à des menaces "inhabituelles et extraordinaires" en situation d'urgence nationale.
Le tribunal de première instance avait estimé que le président américain avait outrepassé son autorité, la Constitution réservant au Congrès le pouvoir exclusif de réguler le commerce avec les autres pays. La cour d'appel a toutefois accepté d'examiner l'appel de l'administration Trump, rétablissant provisoirement les droits de douane.
La réaction de Donald Trump
Donald Trump a vivement critiqué la décision du tribunal de Commerce international sur son réseau Truth Social, la qualifiant d'"injuste" et de "politique". Il a exprimé l'espoir que la Cour suprême revienne "rapidement et catégoriquement sur cette horrible décision, qui menace le pays".
De hauts responsables de l'administration Trump ont indiqué qu'ils n'étaient pas découragés et qu'ils s'attendaient à gagner en appel ou à utiliser d'autres pouvoirs présidentiels pour garantir l'application des mesures. Malgré ces péripéties judiciaires, l'administration a assuré que les négociations commerciales prévues dans les jours à venir n'étaient pas entravées.
Contexte et menaces
Donald Trump a menacé d'imposer de vastes droits de douane sur les importations américaines. Par ailleurs, il a récemment prolongé la suspension des droits de douane pour l'Union européenne après un accord avec Ursula von der Leyen, mais a également menacé l'UE de droits de douane de 50 % à partir du 1er juin.



