Le député des Landes et président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Boris Vallaud, a rencontré le public aturin ce jeudi 7 mai à l'Orangerie d'Aire-sur-l'Adour pour présenter son dernier ouvrage, « Nos vies ne sont pas des marchandises », paru aux Éditions du Seuil fin avril. Ce livre, qui se veut un horizon politique, pose une question fondamentale : que devons-nous arracher au marché néolibéral pour rendre à chacun le pouvoir de vivre, se soigner, se loger, apprendre, travailler, vieillir et mourir pleinement ?
Un manifeste pour la reconstruction des services publics
L'auteur annonce clairement qu'il y a des droits, des services publics et des solidarités à reconstruire. La troisième partie du livre, après un constat de l'essor de la marchandisation et une boîte à outils idéologique, est un mode d'emploi pour la reconquête du droit de ne pas être une marchandise. C'est aussi un document de base que « toute la gauche non mélenchoniste » est appelée à discuter et amender en se mettant dès maintenant autour d'une table.
Des exemples concrets dans les Landes
Dans l'échange qui a précédé la dédicace, le député s'est montré brillant, à l'aise sur la théorie comme sur les exemples concrets, tels que le service public de l'eau dans les Landes ou les Ehpad. Il s'est également exprimé sur « le capitalisme numérique et son vacarme : c'est maintenant notre personne qui est devenue une marchandise, on capte son attention et on vend nos données personnelles ». Selon lui, « après le capitalisme industriel, le capitalisme financier, le capitalisme numérique, c'est le capitalisme total ».
Lucide, il a concédé que les forces de gauche ont été attentives à la protection des travailleurs mais ne l'ont pas été assez, plus récemment, à celle des consommateurs. « Le néolibéralisme a presque tout emporté, la dernière Bastille c'est la démocratie elle-même », a-t-il déclaré. Il a poursuivi : « Il faut aussi se poser la question de savoir si l'argent public dépensé dans la santé est bien dépensé ».
Stratégie électorale pour une nouvelle gauche plurielle
Devant un public acquis, il a enfin esquissé la stratégie électorale de la nouvelle gauche plurielle : se focaliser sur la France des sous-préfectures, inverser le calendrier électoral en plaçant d'abord les législatives, et enfin se mettre rapidement autour d'une table pour discuter d'un programme avant de désigner un porte-drapeau.



