Guerre au Moyen-Orient : la croissance recule de 0,1% au T1, l'inflation en hausse
Croissance en baisse de 0,1% au T1, inflation en hausse

L'économie française ressent les premiers effets du conflit au Moyen-Orient. Selon les chiffres publiés ce mercredi par l'Insee, le produit intérieur brut (PIB) a reculé de 0,1% au premier trimestre 2025, une performance en deçà des prévisions qui tablaient sur une stagnation. Parallèlement, l'inflation a accéléré, atteignant 3,2% sur un an en avril, contre 2,9% le mois précédent.

Un contexte géopolitique tendu

La guerre au Moyen-Orient, qui dure depuis plusieurs mois, pèse sur l'activité économique française. Les perturbations des chaînes d'approvisionnement, la hausse des prix de l'énergie et l'incertitude générale ont freiné la consommation des ménages et l'investissement des entreprises. Le secteur industriel est particulièrement touché, avec une baisse de la production de 0,5% sur le trimestre.

Consommation des ménages en berne

La consommation des ménages, moteur traditionnel de la croissance française, a reculé de 0,3% au premier trimestre. Les dépenses en biens durables, comme l'automobile et l'électroménager, ont chuté de 1,2%, tandis que les services ont stagné. Cette morosité s'explique par la baisse du pouvoir d'achat liée à l'inflation et par un climat de confiance dégradé.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Investissement des entreprises en repli

L'investissement des entreprises a également fléchi, de 0,4% sur la période. Les incertitudes géopolitiques et la hausse des coûts de production incitent les chefs d'entreprise à reporter leurs projets. Le bâtiment et les travaux publics sont particulièrement touchés, avec une baisse de 1,1% de l'investissement.

Inflation repart à la hausse

L'inflation, qui semblait se tasser, repart à la hausse sous l'effet de la flambée des prix de l'énergie et des matières premières importées. Les prix des produits pétroliers ont bondi de 8% en avril, tandis que ceux des denrées alimentaires ont augmenté de 2,5%. L'inflation sous-jacente, qui exclut les éléments volatils, atteint 2,8%.

Réactions du gouvernement

Le ministre de l'Économie a reconnu que la situation était préoccupante, mais a estimé que la France disposait d'atouts pour y faire face. Il a annoncé des mesures de soutien ciblées pour les secteurs les plus exposés, notamment l'industrie et l'agriculture. Un plan de relance de l'investissement public pourrait être présenté dans les prochaines semaines.

Perspectives incertaines

Les économistes restent prudents quant aux perspectives de croissance pour le reste de l'année. La Banque de France a revu à la baisse sa prévision de croissance pour 2025, la ramenant de 1,1% à 0,7%. Tout dépendra de l'évolution du conflit au Moyen-Orient et de son impact sur les prix de l'énergie. Une escalade pourrait plonger l'économie française dans une récession technique, définie par deux trimestres consécutifs de baisse du PIB.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale