Le nouveau maire de Nice, Éric Ciotti (UDR, allié du RN), a présenté jeudi un plan d'économies annuelles de 60 millions d'euros pour financer des baisses d'impôts. Ce plan vise le « train de vie » de l'ancienne équipe municipale dirigée par Christian Estrosi (Horizons), ainsi que certains investissements et événements.
Réduction des frais de fonctionnement
Le parc automobile des élus municipaux et du cabinet doit être réduit de moitié. Éric Ciotti a dénoncé une utilisation « abusive de la protection fonctionnelle » et s'est engagé à ne plus l'utiliser. La sécurité personnelle du maire (240 000 euros) et ses frais de représentation (33 700 euros) sont supprimés, tandis que les frais de mission et de déplacement sont réduits de moitié.
Il a également annoncé avoir « découvert avec stupeur le montant pharaonique des frais d'avocats » de la précédente mandature, et compte faire baisser ce poste de 1,7 million d'euros en 2025 à environ 500 000 euros. Le magazine municipal, qualifié de « propagande officielle », sera supprimé, permettant une économie de 600 000 euros.
Réduction des avantages des élus
Les élus municipaux et de la métropole, dont les indemnités sont réduites, ne bénéficieront plus de places de parking gratuites. Les plus gros salaires du cabinet seront passés au crible. Les frais de réception, comme les « petits fours ou restaurants », seront divisés par deux.
Les événements sportifs sont également concernés, avec l'annulation du championnat du monde d'Ironman prévu en septembre à Nice et d'un tournoi international de pétanque.
Économies sur les investissements
Quelque 46 millions d'euros d'économies sur les investissements sont prévues. « On veut au final avoir plus d'investissements, mais moins coûteux », a précisé Éric Ciotti.
Baisse des impôts locaux
Ce plan d'économies permettra de financer une baisse des impôts locaux de 51 millions d'euros, promesse phare de la campagne. Cette baisse doit être votée vendredi lors d'un conseil municipal suivi d'un conseil métropolitain. Outre une baisse de la taxe sur les ordures ménagères, la taxe foncière passera de 35,3 % à 30,6 %, et la taxe d'habitation sur les résidences secondaires sera réduite. Selon le nouveau maire, il s'agit de « rendre » aux Niçois plus de 51 millions d'euros de « pouvoir d'achat ».
Réactions de l'opposition
Julien Picot, élu communiste au conseil municipal et nommé à la présidence de la commission des Finances de la ville, conformément au souhait d'Éric Ciotti de réserver celle-ci à l'opposition, a dénoncé « des orientations budgétaires ultralibérales qui conduisent la ville et la métropole dans une impasse financière ». Il a déploré la baisse des impôts locaux, constituant selon lui « autant de moyens retirés aux services publics de proximité comme les crèches ou les écoles ».
Les prochaines élections municipales à Nice auront lieu les 15 et 22 mars 2026.



