Ciotti révèle les dépenses somptuaires d'Estrosi à Nice
Ciotti dénonce les frais somptuaires d'Estrosi à Nice

Éric Ciotti, nouveau maire de Nice, a dévoilé un audit sévère des finances municipales, mettant en lumière un train de vie dispendieux sous l'ère de son prédécesseur Christian Estrosi. Ce jeudi, devant un pupitre installé quai Lunel, il a listé les dépenses qu'il entend supprimer pour financer la baisse d'impôts promise en campagne.

Une flotte de véhicules excessive

Parmi les premières mesures, la réduction drastique du parc automobile. « Il y aura une diminution très importante des voitures affectées au cabinet et aux élus », a annoncé Ciotti. Vingt-cinq véhicules seront mis aux enchères. Selon une source proche, Christian Estrosi disposait de cinq voitures : deux à Paris (une Nissan Leaf et une Renault Espace), et trois à Nice (dont une Zoé).

Des rémunérations et avantages somptuaires

Les membres du cabinet bénéficiaient de salaires élevés : plus d'une quinzaine de traitements dépassent 10 000 euros bruts par mois. Certains responsables disposaient de logements de fonction, parfois avec piscine, pris en charge par la collectivité. Un ancien élu percevait près de 50 000 euros de vacations.

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Frais de représentation et de bouche

Les frais de représentation forfaitaires du maire atteignaient 33 700 euros en 2025 : ils sont supprimés. La sécurité personnelle du maire, assurée par deux agents pour 240 000 euros, est également abolie. Les dépenses de bouche et de réception ont culminé à 2,7 millions d'euros en un an, dont 220 000 euros pour un seul dîner de l'UNoc en juin 2025, et 57 000 euros dans un restaurant huppé niçois.

Des frais d'avocats astronomiques

La protection fonctionnelle a été utilisée de manière abusive : les frais d'avocats se sont élevés à 1,7 million d'euros en 2025. Sur les quatre derniers exercices, 1,2 million d'euros ont été dépensés en frais pénaux, dont 500 000 euros pour un cabinet parisien. Exemples : 13 000 euros pour une procédure en diffamation contre Christelle D'Intorni, 22 000 euros pour une autre contre Picard.

Des chantiers électoralistes

Selon Ciotti et son adjoint aux Finances Olivier Breuil, les travaux étaient rythmés par l'agenda électoral : 10,6 millions d'euros d'avenants votés en urgence pour accélérer la Promenade du Paillon et la sortie Ouest de la voie rapide.

Le bureau parisien supprimé

Enfin, le bureau de la métropole à Paris, qui coûtait 600 000 euros par an (loyer et salaires), est rayé du budget.

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