Christian Clavier, l'acteur connu pour ses rôles dans Les Visiteurs et Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ?, doit près de 600 000 euros à l'administration fiscale française. Cette décision fait suite à une longue bataille judiciaire autour de la vente d'une villa à Porto-Vecchio, en Corse.
Une vente immobilière lucrative contestée
Le litige porte sur une villa que l'acteur avait achetée il y a plusieurs années pour environ 4,4 millions d'euros. En 2012, il l'a revendue 8,5 millions d'euros, réalisant ainsi une plus-value de 4,1 millions d'euros. Cette opération a attiré l'attention de la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP), qui considère que la propriété était une résidence secondaire et donc soumise à l'impôt sur les plus-values.
Selon l'Informé, qui a révélé l'affaire le 22 juin, l'administration fiscale a estimé que Christian Clavier avait passé plus de la moitié de son temps hors de France en 2012, après avoir déménagé au Royaume-Uni peu avant la vente. Cette situation l'a rendu redevable de l'impôt sur la plus-value réalisée.
Un redressement fiscal de 600 000 euros
Après enquête et audition de l'acteur, la DGFiP a confirmé le redressement fiscal de 600 000 euros. Christian Clavier conteste cette décision, mais le fisc lui donne tort. Cette somme représente l'impôt dû sur la plus-value de 4,1 millions d'euros, ainsi que les pénalités éventuelles.
L'acteur n'est pas le seul à être dans le viseur du fisc. Jean-Pierre Foucault, le célèbre animateur, a également été condamné à payer 450 000 euros de redressement fiscal pour des investissements dans deux sociétés à Saint-Domingue et deux centrales photovoltaïques en Guadeloupe.
Un contexte de contrôle accru des contribuables fortunés
Cette affaire illustre la vigilance accrue de l'administration fiscale française envers les contribuables fortunés, notamment ceux qui résident à l'étranger. Selon des données récentes, environ 2 000 foyers sur les 13 000 les plus riches ont été rattrapés par le fisc pour non-déclaration de revenus. Dans un autre cas marquant, un contribuable retenu en otage en Iran a dû faire face à un redressement pour ne pas avoir déclaré ses revenus, les impôts lui rappelant que « même en prison, on fait sa déclaration ».
Christian Clavier devra donc s'acquitter de cette somme, sauf à engager un nouveau recours. Son avocat n'a pas encore commenté la décision.



