Budget 2026 de la Provence Verte : une copie solide face aux réserves de l'opposition
Vendredi matin, le conseil d'agglomération de la Provence verte s'est réuni pour voter le budget primitif de la collectivité pour l'année 2026. Sous la présidence de Didier Brémond, maire de Brignoles, les élus ont adopté un budget jugé solide, malgré les réserves exprimées par l'opposition brignolaise. Le vote a eu lieu après un exposé détaillé de Vesselina Garello, vice-présidente chargée des finances, qui a succédé à Sébastien Bourlin.
Des dépenses structurantes pour l'agglomération
Le budget prévoit des investissements majeurs, notamment pour l'entretien des voiries, des espaces verts et la maintenance des véhicules. Le projet phare reste la construction du futur hôtel d'agglomération, dont les études sont budgétisées à 50 000 euros cette année, pour un coût total de 22,7 millions d'euros. Des parkings et espaces modulaires sont également prévus pour 1,9 million d'euros. Par ailleurs, 100 000 euros sont alloués aux études pour une salle du conseil à l'étage d'Aquavabre, ainsi que le réaménagement des locaux de Saint-Maximin.
La petite enfance bénéficie d'un budget total de près de 4 millions d'euros, dont 928 000 euros d'investissements pour les crèches. En matière d'habitat, 2,8 millions d'euros sont destinés au parc privé et 800 000 euros au parc public, en plus du solde de l'ancien contrat de 42 000 euros. La subvention au syndicat des déchets Sived-NG s'élève à 5,29 millions d'euros, et la participation au Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) atteint 4,79 millions d'euros.
Pas de hausse des taux d'imposition
Les élus ont voté le maintien des taux de fiscalité appliqués par l'intercommunalité. Cependant, une augmentation des bases fiscales décidée par l'État pourrait entraîner une hausse d'impôt. Les parts communales et départementales sont également susceptibles d'augmenter.
L'opposition brignolaise émet des réserves
Catherine Delzers-Jourdain, représentant également Jean-Michel Rousseaux, a annoncé voter contre le budget, invoquant des réserves. Elle a souligné la baisse de l'épargne brute de 73 %, malgré la montée en puissance des budgets. En réponse, Sébastien Bourlin, ancien vice-président aux finances, a défendu la santé financière de l'agglomération, rappelant un taux d'épargne satisfaisant et une capacité de désendettement de deux ans, bien inférieure à la moyenne de 10 à 12 ans. Didier Brémond a ajouté que les charges de personnel ne représentent que 20 %, contre 50 % dans les communes, confirmant la bonne situation financière.
Le président a rendu hommage aux vice-présidents du précédent mandat et salué le travail considérable de l'agglomération, dont le budget global atteint près de 300 millions d'euros.



