Distribution de bonbons à des députés LFI : un soutien caché au Hamas ?
Bonbons aux députés LFI : soutien au Hamas ?

Une polémique inattendue secoue l'Assemblée nationale. Les députées Caroline Yadan (Renaissance) et Marie-Pierre Rossignol (Socialiste) ont vivement critiqué la distribution de bonbons à des élus de La France Insoumise (LFI), y voyant un « soutien caché au Hamas ». Selon elles, cette initiative, organisée en marge d'une séance, serait un geste symbolique en faveur du mouvement islamiste palestinien.

Un geste anodin ou une provocation ?

Les faits remontent à la semaine dernière, lorsqu'un groupe de députés LFI a reçu des sachets de bonbons de la part d'une association pro-palestinienne. Les emballages, aux couleurs du drapeau palestinien, portaient l'inscription « Résistance » en anglais. Pour Yadan et Rossignol, ce mot est une référence directe à la branche armée du Hamas. « Distribuer des bonbons avec le mot “résistance” aux députés de LFI, c'est un message clair de soutien au terrorisme », a déclaré Caroline Yadan lors d'une conférence de presse.

De son côté, Marie-Pierre Rossignol a estimé que « cette action banalise la violence du Hamas et insulte la mémoire des victimes des attentats en Israël ». Les deux élues ont demandé une enquête interne de l'Assemblée nationale pour déterminer les responsabilités.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

La réaction de LFI

Les députés LFI concernés ont rejeté ces accusations, qualifiant la polémique de « grotesque ». L'un d'eux, sous couvert d'anonymat, a expliqué que les bonbons étaient simplement un geste de solidarité avec le peuple palestinien, sans aucun lien avec le Hamas. « C'est une instrumentalisation politique de notre engagement pour la paix », a-t-il ajouté. Le coordinateur de LFI, Manuel Bompard, a également dénoncé une « opération de diabolisation » de son parti.

L'association à l'origine de la distribution, Contact Palestine, a précisé dans un communiqué que l'action visait à « sensibiliser les députés à la situation humanitaire à Gaza » et n'avait « aucune connotation politique ou religieuse ». Elle a exprimé son « étonnement face à l'interprétation malveillante » de certains parlementaires.

Un climat politique tendu

Cette affaire intervient dans un contexte de tensions accrues autour du conflit israélo-palestinien. Depuis le 7 octobre 2023, les critiques fusent entre la majorité présidentielle et LFI sur la position à adopter. Les députés insoumis sont régulièrement accusés de complaisance envers le Hamas, ce qu'ils démentent fermement. La distribution de bonbons a ravivé ces accusations, provoquant des échanges houleux dans l'hémicycle.

Plusieurs observateurs estiment que cette polémique révèle surtout une instrumentalisation politique. « On cherche à faire un procès d'intention à LFI sur un geste anodin », analyse un politologue. « Mais dans le climat actuel, tout peut être interprété comme un signe d'allégeance. »

La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a annoncé qu'elle allait « examiner les faits » sans pour autant ouvrir une procédure disciplinaire. « Il faut faire preuve de discernement et ne pas céder à la psychose », a-t-elle déclaré. En attendant, les débats sur le Proche-Orient continuent de diviser l'hémicycle, avec des échanges de plus en plus virulents.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale