Basque XIII : un budget de 9 000 euros pour rallier Toulon en demi-finale
Basque XIII : 9 000 euros pour un déplacement à Toulon

Qualifié pour les demi-finales de Nationale 3, Basque XIII va devoir se rendre à Toulon pour y affronter le leader de la poule Est, le week-end des 9 et 10 mai. Fraîchement créé, le club labourdin commence à dégoter différentes aides extérieures pour financer ce long voyage estimé à 9 000 euros. Les joueurs, eux, s’apprêtent déjà à mettre la main au pot.

Une bataille financière en parallèle du terrain

La bataille s’annonce presque aussi difficile en coulisses que sur le pré. Victorieux face à Caumont (52-6) en quarts de finale de Nationale 3, les joueurs de rugby de Basque XIII vont devoir se déplacer sur la rade de Toulon, le week-end des 9 et 10 mai. Mais comment une structure qui vient de se monter et qui a déjà utilisé la quasi-entièreté de son budget peut-elle financer un tel voyage ?

« C’est à nous de nous organiser et de trouver les moyens les plus économiques pour nous y rendre, lance Olivier Dumeaux, président et entraîneur de Basque XIII. On a toujours respecté nos engagements vis-à-vis de la Fédération. On partira donc en direction du Var. Comme on peut, mais on ira. » L’ensemble du bureau directeur est en train de plancher sur différentes solutions, tant sur le plan financier que logistique.

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Des partenaires et des clubs amis mobilisés

« On a des partenaires et des clubs amis qui pourraient nous aider dans notre aventure », glissent ses représentants. À l’instar d’Aingirak Euskadi, l’équipe de rugby fauteuil angloy, pour le prêt de minibus. Des pourparlers sont engagés en parallèle avec d’autres clubs de rugby à XV. « L’association des anciens joueurs de Basque XIII va également nous aider, la communauté treiziste est bien en place », s’exclame le coach et dirigeant.

Un coût de 200 à 250 euros par personne

Entre le coût de l’essence (dont le prix a flambé suite à la crise pétrolière), une nuitée sur place et les repas, « ça peut très, très vite chiffrer », compte Olivier Dumeaux. Le déplacement a été estimé à 9 000 euros, l’équivalent de ce qu’ont offert sur l’année les trois sponsors majeurs de Basque XIII. Deux partenaires s’apprêtent à rallonger leur aide. Et le club espère que d’autres se manifesteront. « On a lancé des pistes... »

Malgré cette mobilisation, les joueurs se préparent, eux aussi, à mettre la main au pot. « On part du principe qu’on mettra tous la main à la pâte, joueurs comme dirigeants », insiste le président. Par personne, cela représente à ce stade une somme non négligeable de 200 à 250 euros. « C’est quand même un budget, de quoi financer une partie des vacances en famille. Pour l’instant, on part sur cette base et après on essaiera de la réduire. »

Un parcours au-delà des espérances

À la porte de la finale et d’une éventuelle place en N2, Basque XIII - « pas encore éligible aux aides publiques dans la mesure où elles sont attribuées à N + 2 » - réalise un parcours au-delà de ses espérances. « Il y a huit mois, on apprenait à faire un tenu. Alors certes, on a évidemment beaucoup de lacunes techniques et tactiques, mais tout le monde travaille, s’adapte. Sans se jeter des fleurs, on a un staff performant. On prend du plaisir avec ce groupe. C’est grâce à ce plaisir qu’on avance plus vite que prévu. Maintenant, tout est possible. »

Premiers de la poule Est à l’issue de la phase régulière, les Varois l’ont emporté sur XIII Gascon au tour précédent.

Quel budget en cas d’accession ?

Basque XIII est à un match, à 80 minutes, d’une montée en N2. Si les Labourdins accèdent à l’étage supérieur, ils seront confrontés à des déplacements encore plus longs. Corbeil-Essonnes (Essonne), Port-Barcarès, XIII Catalan (Pyrénées-Orientales), Villeneuve-Minervois, Lagrasse (Aude) ou Apt (Vaucluse) étaient notamment membres de la division, cette saison. « Il va falloir que le comité directeur et la structure sponsoring-communication aillent encore davantage à la pêche aux partenaires, lâche Olivier Dumeaux. Si la première année est difficile, la deuxième l’est encore plus. Si on monte en N2, on fera le nécessaire pour assurer. »

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