Le ministère des Armées a lancé vendredi une campagne intitulée « S’engager autrement » visant à promouvoir le recrutement d’employés civils. Ces derniers représentent actuellement un quart des effectifs totaux, soit 64 000 civils pour près de 200 000 militaires. L’objectif est d’embaucher plus de 3 500 civils chaque année.
Des métiers variés pour soutenir les armées
Les civils sont nécessaires aussi bien pour les travaux d’infrastructures que pour des tâches administratives ou la maintenance de chars. Le spectre des métiers est large : du spécialiste du numérique à la comptabilité, la gestion des ressources humaines, la restauration, la logistique ou encore le BTP. Quelque 350 ouvriers d’État continuent à être recrutés chaque année, essentiellement dans les métiers de la maintenance aéronautique ou terrestre.
Une complémentarité historique
« Cette complémentarité civilo-militaire n’est pas récente, il y a ce besoin d’équilibre entre une population mobilisable, projetable, sous contrainte opérationnelle, et une ressource plus stable qui va s’inscrire dans la durée et qui reste sur le territoire métropolitain en soutien de l’ensemble des missions opérationnelles des armées », explique Anne Bonenfant-Houyvet, sous-directrice du recrutement pour les Civils de la Défense. « Les civils n’ont pas vocation à être déployés en opérations extérieures », insiste-t-elle.
Modalités de recrutement
Le recrutement s’effectue par concours, par mobilité depuis les autres ministères, par contrat ou par l’intégration dans la fonction publique d’anciens militaires. Les recrutements par contrat s’effectuent pour une durée initiale de trois ans, voire directement en CDI. Les nombreux professionnels médicaux et paramédicaux qui travaillent au profit du Service de santé des armées (SSA) sont eux directement gérés par le SSA.



