Mise en examen de l'avocat pénaliste
L'avocat pénaliste Amar Bouaou, connu pour avoir défendu des figures du grand banditisme, a été mis en examen le 30 juin 2026 pour blanchiment en bande organisée et évasion fiscale. Cette information a été confirmée par le parquet de Paris, qui précise que l'avocat a été placé sous contrôle judiciaire strict.
L'enquête, menée par la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (JUNALCO), porte sur un réseau présumé de blanchiment d'argent provenant de trafics de stupéfiants. Amar Bouaou est soupçonné d'avoir aidé des clients à dissimuler des fonds via des sociétés écrans et des comptes à l'étranger.
Détails de l'enquête
Selon une source proche du dossier, les investigations ont débuté en 2024 après la découverte de transactions suspectes sur des comptes liés à l'avocat. Les enquêteurs ont mis au jour un système complexe impliquant plusieurs intermédiaires et des montages financiers sophistiqués. Au total, plus de 15 millions d'euros auraient été blanchis entre 2019 et 2025.
Le parquet de Paris a indiqué que l'avocat est également poursuivi pour évasion fiscale, pour un montant estimé à 2,3 millions d'euros d'impôts non déclarés. Amar Bouaou conteste les faits et a déclaré par l'intermédiaire de son avocat qu'il "combattra ces accusations infondées".
Impact et réactions
Cette affaire suscite de vives réactions dans le milieu judiciaire. Le bâtonnier de l'Ordre des avocats de Paris a exprimé sa "consternation" et a rappelé que "la profession d'avocat repose sur la probité et le respect des règles". Une enquête déontologique a été ouverte par l'Ordre.
L'affaire intervient dans un contexte de renforcement des contrôles sur les professions juridiques, accusées de faciliter parfois le blanchiment. Selon un rapport de Tracfin, les signalements suspects impliquant des avocats ont augmenté de 35 % en 2025.



