Depuis dix ans, Christophe Cathus travaille à faire le lien entre le Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, dont il est conseiller, et le territoire du Grand Bergeracois. Celui qui est aussi maire de Calès sait mieux que personne le rôle qu’a joué la Région sur le territoire.
À quoi sert la Région ?
Elle est aux côtés des habitants dans beaucoup de domaines de la vie quotidienne. Quand on voyage en TER, en car, ou sur une véloroute ; quand on se rend dans une maison de santé ou dans le dernier commerce du village ; quand on suit une formation ou un parcours de réinsertion ; quand on crée, développe ou reprend une entreprise, qu’elle soit artisanale, agricole ou industrielle ; quand on visite un musée, un monument historique ou un festival… Elle est présente même si on ne le soupçonne pas et elle est utile aux territoires, même si tout n’est pas parfait.
Combien a-t-elle donné pour le Grand Bergeracois ?
Si l’on compte jusqu’à la fin de l’année 2025, ce sont 145 millions d’euros qui ont été investis sur le territoire. Cela comprend aussi les 3 millions d’euros affectés chaque année pour le fonctionnement des quatre lycées du secteur (Jean Capelle, Maine-de-Biran et Hélène-Duc à Bergerac et La Brie à Monbazillac). Ce sont, par exemple, 48 millions d’euros consacrés à l’éducation, 38 millions à la formation et à l’économie sociale et solidaire, ou encore 23 millions pour l’économie et l’emploi.
Quelques exemples de projets aidés par la Région ?
Des pépites industrielles locales, comme VCN Industries à Sigoulès-et-Flaugeac (micro-mécanique), Pagès Mécanique au Buisson-de-Cadouin (usinage de précision) ou Sur Mesure Métallique à Eymet (ferronnerie). Dans la formation, deux lieux à Bergerac : le CEF pour le secteur sanitaire et social et la Wab pour le numérique. La plupart des hôtels de Bergerac ont été aidés pour améliorer l’accueil des touristes. Il y a eu la rénovation de la ligne ferroviaire Bergerac-Libourne, etc.
« Quand quelque chose ne va pas, on m’apostrophe aussi »
La Région gère aussi les financements européens. Il y en a trois types. Une enveloppe est gérée par la délégation du Grand Bergeracois. La nouvelle halle de Faux-en-Périgord ou la maison de santé de Monpazier en ont bénéficié. Il y a les aides aux agriculteurs pour l’installation, la reprise ou la modernisation d’exploitations. Et puis des aides au développement du territoire. Par exemple, la véloroute est financée à 25 % par l’Europe. Ou encore l’usine de volailles Blason d’or, près de Bergerac.
En quoi consiste votre rôle d’élu référent du Bergeracois au Conseil régional ?
J’ai pris mes fonctions à la création de la grande région, en janvier 2016, et je suis le référent pour les quatre intercommunalités du Bergeracois. Mon rôle est double : voter les politiques publiques au niveau régional et, localement, faire le lien avec les acteurs du territoire. Quand ils ont des projets, ils peuvent faire appel à moi. Quand quelque chose ne va pas, on m’apostrophe aussi. Et mon travail est de faire remonter les problèmes pour les corriger.



