Royaume-Uni : Incendies antisémites liés au conflit israélo-palestinien inquiètent
Incendies antisémites au Royaume-Uni : l'inquiétude grandit

Royaume-Uni : La violence antisémite s'exporte avec le conflit du Moyen-Orient

Les répercussions du conflit israélo-palestinien au Moyen-Orient se font désormais ressentir de manière inquiétante au Royaume-Uni. Le Premier ministre Keir Starmer a publiquement condamné, dimanche, une série d'incendies criminels à caractère antisémite survenus ces dernières semaines dans la capitale britannique, Londres. Les autorités, notamment la police antiterroriste, mènent actuellement des investigations pour déterminer un éventuel lien avec le régime iranien, soulignant la dimension internationale de cette menace.

Une communauté juive sous tension

Dans la nuit de samedi à dimanche, une nouvelle attaque a visé une synagogue, la Kenton United. Bien que les dégâts matériels soient restés mineurs et qu'aucun blessé n'ait été à déplorer, cet incident a accru l'inquiétude au sein de la communauté juive britannique. Des patrouilles de police ont découvert une vitre brisée et de la fumée à l'intérieur des lieux, indiquant qu'une bouteille contenant un produit inflammable avait été lancée.

« Je suis choqué par les récentes tentatives d'incendies antisémites », a déclaré Keir Starmer sur le réseau social X. « C'est odieux et cela ne sera pas toléré. Les attaques contre notre communauté juive sont des attaques contre la Grande-Bretagne », a-t-il fermement ajouté. En réponse, la police métropolitaine de Londres a annoncé un renforcement significatif de sa présence, particulièrement dans le nord-ouest de la capitale où réside une importante population juive.

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Enquête sur des liens avec l'Iran et multiplication des incidents

La plupart de ces actes de vandalisme et d'incendie ont été revendiqués par un groupe peu connu, « Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiyya » (Hayi), dont le nom se traduit par « Mouvement des compagnons de la main droite de l'islam ». Ce groupe, soupçonné d'être pro-iranien, a déjà revendiqué des attaques similaires ailleurs en Europe.

La commissaire adjointe Vicki Evans a précisé que, face à la persistance du conflit au Moyen-Orient, les forces de l'ordre « restent vigilantes face à la menace d'une agression de l'État iranien au Royaume-Uni ». Elle a évoqué l'hypothèse d'un « recours par le régime iranien à des intermédiaires criminels » et indiqué que les enquêteurs cherchent à déterminer si cette tactique est employée sur le sol britannique.

Les incidents se sont multipliés de façon alarmante :

  • Vendredi soir, un incendie a touché un local abritant une organisation caritative juive, « Jewish futures ».
  • Dans la nuit de mardi à mercredi, une tentative d'incendie a visé une synagogue dans le quartier de Finchley.

Paul Taylor, président de United Synagogue, a dénoncé « une épidémie de haine antijuive ». Le grand rabbin, Ephraim Mirvis, a pour sa part déploré qu'« une campagne soutenue de violence et d'intimidation contre la communauté juive du Royaume-Uni est en train de prendre de l'ampleur ».

Contexte d'une montée généralisée de l'antisémitisme

Cette vague d'attaques s'inscrit dans un contexte plus large. Comme dans de nombreux pays européens, le Royaume-Uni a enregistré une forte augmentation des actes antisémites depuis les attaques du Hamas en Israël le 7 octobre 2023 et le déclenchement de la guerre à Gaza qui a suivi. Les tensions internationales semblent ainsi se répercuter directement sur la sécurité des communautés locales, posant un défi majeur aux autorités britanniques en matière de protection et de cohésion sociale.

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