Arnaque aux cryptomonnaies : un couple perd 700 000 €, la police alerte
Arnaque aux cryptomonnaies : 700 000 € perdus, police alerte

Un couple de commerçants retraités de l’Hérault a perdu plus de 700 000 euros, soit l’intégralité de ses économies, en investissant dans des cryptomonnaies via une plateforme frauduleuse découverte sur internet. Cette affaire, relayée par la police nationale, illustre la recrudescence des arnaques aux placements en cryptomonnaies, qui ciblent aussi bien les seniors que les jeunes.

Le piège des gains faciles

Les escrocs utilisent des publicités en ligne, des forums spécialisés et des influenceurs pour promettre des gains rapides et sans risque. Selon le major Hervé, chef du département d’enquête numérique de l’Office anti-cybercriminalité (Ofac) à Montpellier, les fraudeurs n’hésitent pas à recourir à l’intelligence artificielle pour imiter des discours officiels ou des interviews de personnalités. Les victimes sont dirigées vers des plateformes de trading fictives, souvent des clones de sites réputés, où des graphiques simulent des progressions de gains.

Les escrocs demandent d’abord de petits investissements de 500 à 1 000 euros. Les victimes voient leurs gains augmenter et peuvent même effectuer un premier retrait, ce qui les met en confiance. Elles investissent alors des sommes bien plus importantes. Mais lorsqu’elles souhaitent retirer leur argent, les fraudeurs exigent le paiement préalable de frais (10 000 ou 20 000 euros) puis de taxes, poussant les victimes à verser encore plus d’argent avant de cesser toute communication.

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Un phénomène en forte hausse

Le major Hervé précise que son service a traité plusieurs dossiers dans l’Hérault et que ce type d’arnaque est en forte recrudescence. Les profils des victimes sont variés : des retraités et des personnes en fin de carrière avec une faible culture numérique, mais aussi de nombreux jeunes qui investissent de petites sommes. Certaines victimes sont alertées par leur banque mais n’en tiennent pas compte. Quand elles déposent plainte, il est souvent trop tard.

Comment se protéger

Pour éviter ces arnaques, la police nationale recommande de cultiver le doute numérique. Il faut se méfier des propositions non sollicitées, des influenceurs vivant à l’étranger affichant un train de vie ostentatoire, et vérifier le nom de domaine des sites via Whois. Il est conseillé de consulter le site de l’Autorité des marchés financiers (AMF) et le registre Regafi des établissements autorisés. Ne jamais cliquer sur des liens reçus par mail ou sur les réseaux sociaux, et ne jamais communiquer ses données bancaires en ligne.

Réagir en cas d’arnaque

En cas de doute ou d’arnaque, il est impératif de ne plus effectuer de transferts, de conserver tous les échanges et preuves, de déposer plainte rapidement auprès de la police ou de la gendarmerie, et de signaler les faits à l’AMF ainsi que sur les plateformes Pharos, Thésée ou Cybermalveillance. Des sites comme cybermalveillance.gouv.fr et signal-arnaques.com fournissent également des informations utiles.

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