La Russie impose des restrictions progressives sur Telegram pour non-respect de sa loi
Russie : restrictions progressives sur Telegram pour non-respect de la loi

La Russie durcit le ton contre Telegram

La Russie a officiellement déclaré, ce mardi 10 février, la mise en place de restrictions progressives sur le service de messagerie Telegram. Cette décision intervient au motif d'une violation flagrante de la législation russe, les autorités reprochant à cette plateforme, extrêmement populaire dans le pays, de ne pas prendre des mesures suffisantes pour empêcher son utilisation à des fins terroristes et criminelles.

Des accusations précises de la part de Roskomnadzor

Dans un communiqué repris par les agences de presse russes, l'Agence russe de surveillance des télécommunications, connue sous le nom de Roskomnadzor, a expliqué que la loi russe continue de ne pas être appliquée par Telegram. L'agence a souligné qu'aucune mesure réelle n'est mise en œuvre pour combattre l'escroquerie et l'exploitation de la messagerie à des fins délictueuses.

Roskomnadzor a toutefois affirmé sa volonté de collaborer avec toutes les ressources internet, qu'elles soient nationales ou étrangères, mais sous une condition non négociable : le respect de la Russie et de ses citoyens, ainsi que la conformité totale aux lois de la Fédération de Russie.

Des problèmes d'accès signalés par les utilisateurs

Dès le 9 février, les utilisateurs russes de Telegram ont commencé à se plaindre de problèmes d'accès récurrents, selon le média RBK. Ces difficultés ne sont pas nouvelles, car des incidents similaires avaient déjà été rapportés en janvier 2026 et à la fin de décembre 2025.

La majorité des plaintes concernent spécifiquement :

  • Une lenteur excessive dans le chargement des photos et des vidéos.
  • Des retards significatifs dans l'envoi des messages.

Un historique de tensions avec les applications de messagerie

Ce n'est pas la première fois que la Russie tente de restreindre le fonctionnement des applications de messagerie. En octobre 2025, l'État russe avait déjà imposé des limitations temporaires sur les nouvelles inscriptions sur Telegram et WhatsApp. Auparavant, les utilisateurs avaient signalé des difficultés d'accès généralisées à ces plateformes.

En août 2025, Roskomnadzor avait également restreint les appels vers Telegram et WhatsApp, cette dernière application appartenant à Meta, une entreprise considérée comme extrémiste et interdite en Russie. L'agence a justifié ces mesures en affirmant que ces services de messagerie étaient devenus les principaux outils utilisés pour escroquer, extorquer de l'argent et inciter les citoyens russes à des activités subversives et terroristes.

Cette escalade des restrictions illustre la volonté persistante des autorités russes de contrôler étroitement les communications numériques, au nom de la sécurité nationale et de la lutte contre le terrorisme.