Missile nucléaire russe Bourevestnik : un «Tchernobyl volant» inquiète
Missile Bourevestnik : le «Tchernobyl volant» russe

La Russie a annoncé ce dimanche 26 octobre avoir mené avec succès un essai de son nouveau missile à propulsion nucléaire, le 9M730 Bourevestnik, surnommé « petit Tchernobyl volant ». Cette arme, dont le nom signifie « oiseau de tempête » en russe, suscite de vives inquiétudes sur la scène internationale, notamment de la part de Donald Trump, qui a qualifié ces tests d’« inappropriés ».

Un missile à la portée quasi illimitée

Lors d’une réunion de commandement diffusée par l’État russe, Vladimir Poutine, vêtu d’un treillis militaire, a déclaré devant les généraux supervisant la guerre en Ukraine : « Il s’agit d’un outil unique que personne d’autre au monde ne possède. » Le chef de l’état-major général des forces armées russes, Valery Gerasimov, a précisé que le missile, long de 12 mètres, avait parcouru 14 000 km et était resté en vol pendant environ 15 heures lors de l’essai réalisé le 21 octobre. Son développement avait débuté en 2018 et n’était pas directement lié au conflit ukrainien.

Selon Gerasimov, le missile a été propulsé par de l’énergie nucléaire et a volé sur une longue distance, sa portée étant essentiellement illimitée. Il a ajouté que l’engin pouvait contourner n’importe quelle défense antimissile, renforçant ainsi la capacité de la Russie à atteindre le territoire américain en toutes circonstances.

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Les risques de contamination radioactive

Étienne Marcuz, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique et spécialiste des questions de dissuasion nucléaire, analyse : « Les Russes ont voulu s’assurer qu’ils garderaient la capacité à atteindre le territoire américain quoi qu’il arrive. C’est pour cela qu’ils ont développé plusieurs types d’armes. » Il compare le Bourevestnik à une « bombe sale », ce qui lui vaut le surnom de « petit Tchernobyl volant ».

Anton Gerashchenko, ancien conseiller du ministère ukrainien de l’Intérieur, a déclaré : « Ces tests ont à plusieurs reprises causé des inquiétudes au sein des Nations unies en raison du potentiel danger de contamination radioactive. » Les craintes portent sur les risques de fuites ou d’accidents en vol, qui pourraient disséminer des matières radioactives sur de vastes zones.

Réactions internationales

Donald Trump, qui tente de mettre fin à la guerre entre l’Ukraine et la Russie, a jugé ces essais « inappropriés ». L’OTAN et plusieurs pays occidentaux ont exprimé leur préoccupation face à ce nouveau développement militaire. Le Bourevestnik s’inscrit dans une série d’armes russes à propulsion nucléaire, comme le sous-marin Poséidon, présenté comme impossible à intercepter.

Alors que la guerre en Ukraine se poursuit, ce missile ajoute une nouvelle dimension aux tensions géopolitiques, soulevant des questions sur la sécurité et la stabilité stratégique mondiale.

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