Guerre en Ukraine : des mineurs recrutés sur Telegram par la Russie pour des attentats
Des mineurs ukrainiens recrutés sur Telegram par la Russie

Selon un rapport de l'ONU, plus d'une centaine d'enfants ukrainiens ont été arrêtés pour des actes de sabotage après avoir été recrutés par la Russie via le réseau social Telegram. Ce phénomène inquiétant révèle une nouvelle méthode de guerre hybride employée par le Kremlin.

Des enfants utilisés comme saboteurs

D'après les dernières estimations de la mission de surveillance des droits de l'homme des Nations Unies en Ukraine, 103 mineurs ont été arrêtés pour des actes de sabotage. Ces enfants, d'origine ukrainienne, auraient été recrutés via Telegram par l'armée russe. Le processus de recrutement a été dévoilé par le service de sécurité ukrainien (SBU), qui a intercepté une tentative d'attentat à la bombe impliquant deux garçons âgés de 15 et 14 ans. Selon Euronews, ils possédaient un smartphone équipé d'une caméra et d'un dispositif pour déclencher l'explosif à distance.

Des missions de plus en plus dangereuses

Ce type de mission n'est pas nouveau, mais les recruteurs russes promettent désormais aux jeunes Ukrainiens une rémunération s'ils parviennent à déposer les explosifs sans être repérés. Cependant, les missions deviennent de plus en plus périlleuses. Comme le rapporte la SBU, les mineurs sont désormais chargés de fabriquer, transporter ou poser des engins explosifs improvisés, a confirmé le chef de mission de l'ONU.

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Telegram, outil de recrutement et de communication

La Russie utilise Telegram pour la protection des conversations, le réseau social étant réputé pour son cryptage avancé des communications en ligne. Face à cette menace, l'Ukraine a lancé une vaste campagne d'information destinée aux jeunes Ukrainiens, les appelant à signaler toute tentative de recrutement. Le SBU a récemment annoncé avoir reçu plus de 10 000 signalements de la part de citoyens ukrainiens.

Telegram a réagi à ces révélations en indiquant avoir bloqué plus de 27 millions de groupes et de chaînes depuis le début de l'année 2025 et supprimé des millions de contenus violant ses conditions d'utilisation, notamment l'incitation à la violence. La plateforme affirme utiliser des modérateurs et des outils d'intelligence artificielle pour surveiller les contenus nuisibles.

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