L’effet de la guerre en Iran sur l’économie suédoise s’est considérablement aggravé, passant d’un « impact limité » à un « impact significatif ». Le Premier ministre suédois, Ulf Kristersson, a assuré que le pays était prêt à faire face à cette éventualité, y compris un possible rationnement du carburant dans les mois à venir si le conflit au Moyen-Orient se prolonge.
Un impact économique croissant
Lors d’une conférence de presse tenue jeudi, Ulf Kristersson a déclaré : « Nous n’envisageons pas pour l’instant de mettre en place un rationnement. Mais nous sommes prêts à cette éventualité, et le cas échéant, nous l’annoncerons bien à l’avance. » Il a souligné que la situation actuelle représentait « la pire crise depuis très, très longtemps en matière d’énergie ».
Le bras de fer entre l’Iran et les États-Unis dans le détroit d’Ormuz, point de passage d’environ un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux, a entraîné une flambée des prix du pétrole, affectant les économies du monde entier. Pour la Suède, cela se traduit par un risque accru d’inflation et un ralentissement de la croissance économique.
Mesures déjà prises et perspectives
Le gouvernement suédois a déjà pris des mesures pour atténuer les effets économiques du conflit sur les ménages, notamment des réductions importantes des taxes sur l’essence et le diesel. Aucune nouvelle mesure n’a été annoncée jeudi, mais la ministre des Finances, Elisabeth Svantesson, a précisé que si la guerre s’éternisait, « un rationnement du carburant pourrait être envisagé, mais nous commencerions par émettre une recommandation visant à économiser le carburant » et à privilégier les transports publics.
La Suède pourrait également devoir augmenter sa propre production d’énergie, a ajouté Mme Svantesson, citant l’énergie solaire, éolienne, hydraulique et nucléaire. Le gouvernement présentera des prévisions économiques actualisées le 1er mai.



