Kais Saïed s'en prend à deux figures emblématiques de la transition démocratique tunisienne
Le président tunisien Kais Saïed a une fois de plus ciblé des personnalités politiques de premier plan, en s'en prenant verbalement à deux figures emblématiques de la transition démocratique du pays. Cette nouvelle attaque intervient dans un contexte de tensions politiques croissantes, alors que le chef de l'État consolide son pouvoir depuis le coup de force de l'été 2021.
Les deux personnalités visées
Les deux personnalités visées par les critiques acerbes de Kais Saïed sont des acteurs majeurs de la vie politique tunisienne. La première est une figure de proue de la société civile, reconnue pour son rôle dans la révolution de 2011 et dans la mise en place des institutions démocratiques. La seconde est un ancien haut responsable politique, ayant occupé des postes clés durant la période post-révolutionnaire. Tous deux sont aujourd'hui dans l'opposition au régime autoritaire de Saïed.
Dans un discours télévisé, le président a accusé ces personnalités de "trahison" et de "complot contre l'État", sans fournir de preuves tangibles. Il a également appelé la justice à se saisir de ces affaires, dans un climat où l'indépendance judiciaire est de plus en plus remise en question.
Une escalade autoritaire
Depuis son accession à la présidence en 2019, Kais Saïed n'a cessé de concentrer les pouvoirs entre ses mains. En juillet 2021, il a dissous le Parlement et limogé le gouvernement, s'arrogeant les pleins pouvoirs. Depuis, il a muselé l'opposition, restreint les libertés publiques et verrouillé le système politique. Les critiques internationales se multiplient, mais le président reste sourd aux appels au dialogue.
Cette nouvelle attaque contre des figures respectées de la transition démocratique risque d'aggraver la polarisation politique et de renforcer l'isolement du pays sur la scène internationale. Les organisations de défense des droits humains ont condamné ces propos, y voyant une tentative de réduire au silence toute voix discordante.
Réactions et conséquences
Les deux personnalités visées ont réagi avec fermeté, dénonçant des accusations infondées et une dérive autoritaire. Leurs partisans ont organisé des rassemblements de soutien, tandis que la société civile appelle à une mobilisation pour défendre les acquis démocratiques. La communauté internationale, bien que préoccupée, semble impuissante face à la détermination de Saïed à verrouiller son pouvoir.
Cette affaire illustre une fois de plus la fragilité de la démocratie tunisienne, autrefois considérée comme un modèle dans le monde arabe. Alors que le pays fait face à une grave crise économique et sociale, l'obsession sécuritaire et répressive du président risque de plonger la Tunisie dans une impasse politique dangereuse.



