Les pourparlers entre l'Iran et les grandes puissances, qui se tiennent à Genève, ont pris une tournure inattendue. La délégation iranienne, menée par le ministre des Affaires étrangères, affiche une assurance presque déconcertante. Selon des diplomates présents, Téhéran se montre inflexible sur plusieurs points clés, notamment l'enrichissement d'uranium et la levée des sanctions.
Des victoires symboliques qui renforcent la position iranienne
Les récentes victoires diplomatiques de l'Iran, comme la libération de navires saisis et l'obtention de la levée de certaines sanctions, ont considérablement renforcé sa position. Un diplomate occidental a confié au Monde : « L'Iran semble convaincu que le temps joue en sa faveur. » Cette confiance se traduit par des exigences jugées excessives par les Occidentaux.
En coulisses, les négociateurs iraniens rappellent que leur pays a su résister à des décennies de pressions. « Nous avons prouvé que nous pouvons contourner les sanctions et poursuivre notre programme nucléaire », a déclaré un conseiller iranien sous couvert d'anonymat.
Des inquiétudes sur les intentions réelles de Téhéran
Cette assurance suscite des interrogations. Certains experts estiment que l'Iran cherche à gagner du temps pour finaliser ses capacités nucléaires. Un rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) indique que l'Iran dispose désormais de 60 kilogrammes d'uranium enrichi à 60 %, un niveau proche de celui nécessaire pour une arme nucléaire.
Les États-Unis, par la voix de leur envoyé spécial, ont exprimé leur préoccupation : « Nous ne pouvons pas accepter un accord qui laisserait l'Iran à un pas de la bombe. »
Un équilibre fragile à Genève
Les négociations se poursuivent dans une atmosphère tendue. La Suisse, pays hôte, tente de faciliter le dialogue. Un communiqué conjoint est attendu dans les prochains jours, mais les divergences restent profondes. L'Iran exige la levée totale des sanctions avant toute concession, tandis que les Occidentaux veulent des garanties vérifiables.
Le secrétaire général de l'ONU a appelé les deux parties à la retenue. « L'issue de ces pourparlers aura des conséquences majeures pour la sécurité régionale et mondiale », a-t-il averti.



