Succession de Keir Starmer : les prétendants au poste de Premier ministre
Succession de Starmer : qui pour le remplacer ?

Les jours de Keir Starmer à Downing Street, fragilisé depuis des mois, semblent comptés. Les médias britanniques bruissent de rumeurs sur les personnalités travaillistes susceptibles de lui succéder à la tête du gouvernement.

Wes Streeting

À la différence du Premier ministre, cet homme de 43 ans est considéré comme un communicant efficace. Il a été l’une des figures de proue de la campagne électorale qui a permis le retour au pouvoir des travaillistes, en juillet 2024. Le ministre de la Santé a multiplié les mesures destinées à redorer l’image du NHS, le service national de santé, miné par des années de coupes budgétaires, des listes d’attente interminables et des grèves à répétition des médecins. Classé à la droite du parti, il pourrait être handicapé par ses liens avec Peter Mandelson, qui fut son mentor et se tenait à ses côtés lors de sa première campagne législative en 2015. L’ex-ambassadeur à Washington est au cœur du scandale Jeffrey Epstein qui a affaibli Keir Starmer.

Andy Burnham

Issu de l’aile gauche du Labour, le maire depuis 2017 du Grand Manchester, Andy Burnham, âgé de 56 ans, est la plus populaire des personnalités politiques britanniques. Il est le seul capable de séduire des électeurs au-delà du Labour, selon l’institut Yougov. Il est le favori des bookmakers pour remplacer Starmer. Mais celui qui est surnommé « le roi du Nord » ne peut devenir Premier ministre tant qu’il n’aura pas retrouvé un siège de député, selon les règles en vigueur au Royaume-Uni. Un député pourrait se désister dans une circonscription acquise au Labour afin qu’il puisse décrocher un tel siège. Ce processus prendrait cependant plusieurs mois.

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Angela Rayner

Celle qui occupait jusqu’en septembre 2025 le poste de numéro deux du gouvernement et de ministre du Logement est une figure populaire de l’aile gauche du Labour. Âgée de 46 ans, elle se distingue des autres candidats par ses origines modestes. Elle a quitté l’école à l’adolescence et ne possède aucun diplôme universitaire, dans un pays où la classe dirigeante est généralement passée par Oxford ou Cambridge. L’ascension de cette femme connue pour sa franchise s’est cependant arrêtée net en septembre dernier, lorsqu’elle a démissionné après avoir admis ne pas avoir payé tous les impôts dus lors de l’achat d’un appartement.

Les jokers

Manœuvres en coulisses et querelles internes pourraient abîmer plus encore l’image des travaillistes, à l’issue d’un processus de désignation qui s’annonce chaotique. Comme elles écornèrent celle des conservateurs lorsque leurs Premiers ministres se succédèrent à un rythme accéléré après le référendum du Brexit de 2016. Parmi ces jokers possibles figurent des personnalités jugées consensuelles comme le ministre de la Défense John Healey ou celui des Forces armées, Al Carns. Reviennent aussi les noms d’Ed Miliband, ministre de l’Environnement qui dirigea le Labour de 2010 à 2015, la ministre des Affaires étrangères Yvette Cooper ou la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood.

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