Netanyahou veut poursuivre la guerre en Iran pour l'uranium
Netanyahou veut poursuivre la guerre en Iran pour l'uranium

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a affirmé que la guerre en Iran n'est « pas finie » et qu'il est nécessaire de « retirer d'Iran » les stocks d'uranium enrichi. Dans une interview diffusée dimanche sur la chaîne américaine CBS, il a déclaré que le conflit « a permis d'accomplir beaucoup de choses, mais elle n'est pas finie, car il reste encore des matières nucléaires - de l'uranium enrichi, qui doivent être retirées d'Iran ». Il a également mentionné qu'il reste « des sites d'enrichissement à démanteler ».

Les déclarations de Netanyahou

Interrogé sur la manière dont il comptait « sortir » l'uranium d'Iran, Netanyahou a répondu : « On y va et on le sort. » Il a ajouté : « Ce que le président Trump m'a dit, c'est : Je veux y aller. Et je pense que c'est physiquement possible. Ce n'est pas là le problème. Si on a un accord, qu'on y va et qu'on le sort, pourquoi pas ? C'est la meilleure solution. »

La position américaine

Le président américain a également évoqué le sujet dans une interview séparée, enregistrée plus tôt dans la semaine et diffusée dimanche. Il a déclaré : « On finira par le récupérer, on le surveille de près. Si quelqu'un s'approche de l'endroit, on le saura, et on le fera sauter. » Ces propos ont été tenus auprès de la journaliste indépendante Sharyl Attkisson.

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L'uranium iranien en question

Le sort de l'uranium enrichi détenu par l'Iran est un enjeu central des discussions entre Téhéran et Washington pour une paix durable. Les dernières données publiques disponibles datent d'avant la guerre des Douze jours de juin 2025. Selon l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), l'Iran possédait alors 441 kilos d'uranium enrichi à 60 %, proche du seuil des 90 % nécessaire pour une bombe nucléaire, ainsi que 180 kilos enrichis à 20 % et plus de 6 tonnes à 5 %. Ces stocks étaient répartis sur trois sites : Fordo, Natanz et Ispahan.

Depuis les frappes israélo-américaines de juin 2025 et celles de cette année, le sort de ces stocks reste incertain en l'absence d'inspections de l'AIEA. Téhéran affirme que l'uranium est enfoui, mais on ignore si une partie a été déplacée ou détruite. Le ministre américain de l'Energie, Chris Wright, a déclaré dans une autre interview à CBS : « Si c'est l'Agence internationale de l'énergie atomique qui s'en charge, ça nous va aussi. »

Les autres cibles de Netanyahou

Benyamin Netanyahou a également exprimé l'espoir de voir la fin du pouvoir iranien, ce qui entraînerait la chute des supplétifs de l'Iran au Yémen (Houthis), à Gaza (Hamas) et au Liban (Hezbollah). Interrogé sur la possibilité d'une telle issue, il a répondu : « Est-ce possible ? Oui. Est-ce certain ? Non. » Il a ajouté : « L'Iran continue à soutenir ces supplétifs, qui cherchent à produire des missiles balistiques. Nous les avons beaucoup réduits mais ils sont toujours là et il reste du travail à faire. »

Le rôle de la Chine

Alors que le président Trump se rend cette semaine en Chine, Netanyahou a affirmé que Pékin soutenait l'arsenal militaire de Téhéran. « La Chine donne un certain soutien, en particulier des composants de fabrication de missiles », a-t-il déclaré, sans donner plus de détails.

L'aide militaire américaine

Netanyahou a évalué à 3,8 milliards de dollars (3,2 milliards d'euros) l'aide annuelle que son pays reçoit de Washington. Il a exprimé le souhait de réduire ce montant « à zéro », alors que des voix critiques s'élèvent aux États-Unis contre le soutien à Israël. « Je crois qu'il est temps que nous apprenions à nous passer de ce soutien militaire », a-t-il estimé, proposant de « commencer dès maintenant et avancer sur 10 ans ».

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