Une annonce qui va encore accroître les tensions au Moyen-Orient. Benyamin Netanyahou a affirmé ce jeudi avoir ordonné à l’armée israélienne d’étendre davantage son contrôle territorial dans la bande de Gaza, malgré les dispositions prévues par le cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre sous pression américaine. Dans une vidéo diffusée par la chaîne israélienne Channel 12, il a indiqué que les forces israéliennes contrôlaient désormais 60 % du territoire palestinien.
« En ce moment, nous tenons le Hamas à la gorge. Nous contrôlons maintenant 60 % du territoire de la bande » de Gaza, a déclaré le chef du gouvernement israélien lors d’une conférence organisée dans une colonie de Cisjordanie occupée. Alors qu’une partie de l’assistance scandait « 100 », Benyamin Netanyahou a répondu : « Dans l’ordre. D’abord 70. Commençons par ça », avant d’ajouter : « nous les tenons de tous les côtés… Nous nous occuperons du reste » plus tard.
Un cessez-le-feu menacé
Ces déclarations interviennent alors que les combats et les frappes israéliennes se poursuivent quotidiennement dans la bande de Gaza, malgré la trêve conclue entre Israël et le Hamas. Les deux camps continuent de s’accuser mutuellement de violations du cessez-le-feu. Le passage à la deuxième phase des accords apparaît toutefois bloqué depuis plusieurs semaines. Celle-ci devait notamment conduire au désarmement du Hamas et à un retrait progressif de l’armée israélienne derrière la « ligne jaune », qui séparait les zones contrôlées par le Hamas de celles tenues par Israël et accordait à l’armée israélienne un contrôle d’un peu plus de la moitié du territoire de Gaza.
Une situation humanitaire « catastrophique »
Le 15 mai, Benyamin Netanyahou avait annoncé une extension du contrôle militaire israélien dans l’enclave palestinienne. « Certains nous disaient de partir, nous ne sommes pas partis et aujourd’hui, nous contrôlons 60 % du territoire. Demain, nous verrons », avait-il déclaré. Selon le texte, plus de deux millions de Palestiniens vivent désormais dans la partie de Gaza encore contrôlée par le Hamas. Trois ONG internationales d’aide avaient alerté l’ONU le 22 mai sur une situation humanitaire jugée « catastrophique », accusant Israël de ne pas respecter ses obligations dans le territoire.



