Le Premier ministre libanais dénonce une escalade «sans précédent»
Le Premier ministre libanais, Najib Mikati, a exprimé ce mercredi sa profonde préoccupation face à ce qu'il a qualifié d'«escalade sans précédent» de la part d'Israël. Lors d'une déclaration officielle, il a condamné les frappes israéliennes qui ont visé plusieurs localités du sud du Liban, faisant état de victimes civiles et de destructions importantes. Mikati a appelé la communauté internationale à intervenir d'urgence pour mettre fin à cette violence croissante.
Des frappes meurtrières dans le sud
Selon des sources locales, les raids israéliens ont touché des zones résidentielles, provoquant la mort d'au moins cinq personnes et blessant une douzaine d'autres. Les secouristes libanais sont toujours à la recherche d'éventuels disparus sous les décombres. Ces attaques surviennent après des tirs de roquettes depuis le territoire libanais vers le nord d'Israël, sans faire de victimes. Le Hezbollah, mouvement chiite libanais, n'a pas officiellement revendiqué ces tirs, mais les tensions restent extrêmement vives.
Appel à une médiation internationale
Dans son discours, Najib Mikati a souligné que son gouvernement ne souhaite pas une guerre ouverte avec Israël, mais qu'il ne peut rester passif face à ce qu'il considère comme une agression. Il a demandé à l'ONU et aux grandes puissances de jouer un rôle de médiateur pour désamorcer la crise. «Le Liban ne cherche pas l'escalade, mais nous ne tolérerons pas ces violations de notre souveraineté», a-t-il insisté.
Réactions internationales
La France et les États-Unis ont appelé à la retenue des deux côtés. Le porte-parole du Quai d'Orsay a déclaré que Paris «suit avec la plus grande attention la situation au Liban et condamne toute action qui pourrait mener à une escalade régionale». De son côté, l'ONU a dépêché un émissaire sur place pour tenter de rétablir le calme. La Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) a renforcé ses patrouilles dans la zone frontalière.
Un contexte régional tendu
Cette escalade intervient dans un contexte déjà très instable au Moyen-Orient, avec la guerre à Gaza et les tensions entre Israël et l'Iran. Le Liban, qui traverse une grave crise économique et politique, craint d'être entraîné dans un nouveau conflit dévastateur. Les analystes estiment que la situation pourrait dégénérer si aucune solution diplomatique n'est trouvée rapidement.



