Crise au Moyen-Orient : l'Iran ferme le détroit d'Ormuz, Trump crie au chantage
Iran ferme Ormuz, tensions diplomatiques s'exacerbent

L'Iran durcit le ton en refermant le détroit d'Ormuz

Ce dimanche 19 avril 2026, l'Iran a annoncé le verrouillage strict du détroit d'Ormuz, une voie maritime cruciale par laquelle transite environ un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz. Cette décision intervient en représailles au maintien du blocus américain des ports iraniens, à seulement trois jours de l'expiration du cessez-le-feu entre les deux nations. Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique du pays, ont averti que toute tentative d'approche serait considérée comme une coopération avec l'ennemi, les navires contrevenants étant pris pour cible.

Des incidents immédiats et des répercussions économiques

Peu après l'annonce, au moins trois navires commerciaux tentant de franchir le détroit ont essuyé des tirs. Cette fermeture survient après une légère accalmie vendredi, où la réouverture temporaire avait provoqué un repli marqué des cours du pétrole et redonné un coup de fouet aux marchés financiers. Le nouveau durcissement iranien risque de générer d'importants remous sur les marchés mondiaux à leur réouverture lundi, dans un contexte de guerre ayant déjà fait des milliers de morts et gravement perturbé l'économie globale.

Trump dénonce un «chantage» iranien

Le président américain Donald Trump a vivement réagi, qualifiant la manœuvre de «chantage» et affirmant que l'Iran «ne peut pas nous faire chanter». Plus tôt, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Saeed Khatibzadeh, avait rétorqué que les États-Unis ne pouvaient imposer un siège sur le détroit. Cette escalade verbale s'ajoute aux déclarations contradictoires sur les négociations : Trump a assuré que l'Iran avait accepté de remettre son uranium enrichi, ce que Téhéran a immédiatement démenti.

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Des pourparlers de paix au point mort

Les tensions resurgissent alors qu'un ballet diplomatique tente de ramener l'Iran et les États-Unis à la table des négociations, après un échec initial le 12 avril à Islamabad. Le chef de la diplomatie égyptienne, Badr Abdelatty, œuvre sans relâche avec le Pakistan pour relancer le dialogue. Cependant, le président du parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a souligné que de nombreuses divergences subsistent, notamment sur la confiance envers Washington, accusé d'unilatéralisme. Il a rappelé que lors des discussions d'Islamabad, les plus hauts niveaux depuis 1979, l'Iran a exprimé son absence totale de confiance envers les Américains.

Un soldat français tué au Liban dans une embuscade

Sur l'autre front du conflit, au Liban, un militaire français a été tué samedi et trois autres blessés, dont deux grièvement, dans une attaque contre des Casques bleus dans le sud du pays. Cette embuscade, survenue après l'entrée en vigueur d'une trêve de dix jours, a été attribuée au Hezbollah pro-iranien, qui a nié toute implication. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a condamné fermement cet incident, le troisième en quelques semaines à coûter la vie à des membres de la Finul.

Regain de tensions et craintes persistantes au Liban

L'armée israélienne a annoncé avoir établi une «ligne jaune» de démarcation dans le sud du Liban et éliminé une cellule terroriste à proximité de ses troupes, tout en déplorant la mort de deux soldats depuis le début de la trêve. Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a affirmé que ses combattants resteraient sur le terrain, prêts à répondre aux violations, car une trêve ne peut être unilatérale. Dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, de nombreux habitants, comme Samah Hajoul, mère de quatre enfants, hésitent à rentrer chez eux, craignant une reprise des frappes israéliennes à tout moment. La guerre au Liban, déclenchée le 2 mars par une attaque du Hezbollah en représaille à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran, a déjà fait au moins 2 300 morts et déplacé plus d'un million de personnes.

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