Les autorités russes accusent l’Ukraine d’avoir mené une attaque de drones contre un établissement scolaire dans la région de Lougansk, faisant plusieurs morts et de nombreux blessés. Au moins quatre personnes ont été tuées et 40 blessées dans une frappe de drones ukrainiens sur un lycée dans la région de Lougansk, occupée par la Russie dans l’est de l’Ukraine, ont affirmé vendredi les autorités russes, dénonçant un « crime monstrueux ».
Une attaque dénoncée par Moscou
« Au moment de cette attaque barbare, 86 jeunes âgés de 14 à 18 ans se trouvaient dans les locaux du dortoir, qui s’est effondré », a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. Il n’a pas donné de précisions sur l’identité des victimes et a indiqué que les opérations de sauvetage se poursuivent. Selon Moscou, cette attaque a été menée dans la nuit à l’aide de quatre drones ukrainiens qui ont touché le bâtiment, appartenant à l’université pédagogique d’État de Lougansk, situé à Starobelsk, une ville d’environ 16 000 habitants située en territoire occupé par la Russie.
« Aucune des personnes présentes dans le bâtiment ne participait ni ne pouvait participer aux combats, et il n’y a aucune installation militaire à proximité », a affirmé le ministère russe, dénonçant une « attaque ciblée contre la population civile ». Il a également mis en cause l’aide des Occidentaux qui « fournissent des renseignements aux forces armées ukrainiennes et les aident à cibler leurs frappes ».
Réactions et conséquences
Le gouverneur de la région de Lougansk, Léonid Passetchnik, installé par Moscou, avait précédemment publié sur les réseaux sociaux des photos de bâtiments gravement endommagés : l’un en feu et partiellement effondré et l’autre aux murs calcinés et aux fenêtres brisées. « C’est un crime monstrueux […] du régime de Kiev », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors d’un point-presse. « Ceux qui en sont responsables doivent être punis », a-t-il ajouté.
La Russie a convoqué une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, qui est prévue à 20 heures vendredi. L’Ukraine, qui vise régulièrement la Russie et les territoires occupés en représailles aux bombardements quotidiens dont elle fait l’objet depuis le début de l’offensive russe en février 2022, n’a pas commenté l’attaque dans l’immédiat.



