Guerre en Ukraine : l'appel Trump-Poutine attendu lundi pour un cessez-le-feu
Appel Trump-Poutine lundi pour un cessez-le-feu en Ukraine

Donald Trump a annoncé qu'il s'entretiendrait lundi 19 mai 2025 avec Vladimir Poutine pour tenter de mettre fin au conflit en Ukraine. Cet appel intervient après des pourparlers russo-ukrainiens infructueux à Istanbul et en l'absence d'accord pour une rencontre directe entre Poutine et Volodymyr Zelensky.

Un appel décisif pour le cessez-le-feu

Le président américain a déclaré sur sa plateforme Truth Social qu'il parlerait par téléphone lundi à son homologue russe dans le but de mettre fin au bain de sang. Il a également prévu d'échanger avec Volodymyr Zelensky et plusieurs dirigeants de l'Otan. Trump a exprimé l'espoir que cette journée soit productive et qu'un cessez-le-feu puisse être instauré, mettant un terme à une guerre qui, selon lui, n'aurait jamais dû avoir lieu.

La porte-parole du secrétaire d'État américain Marco Rubio, Tammy Bruce, a confirmé depuis Rome que les États-Unis souhaitent parvenir à une fin durable de la guerre, conformément au message fort du président Trump. Elle a également indiqué que Marco Rubio s'était entretenu samedi au téléphone avec son homologue russe Sergueï Lavrov, saluant l'accord sur l'échange de prisonniers conclu à Istanbul.

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Des positions toujours inconciliables

Vendredi à Istanbul, les premières discussions directes entre Ukrainiens et Russes depuis 2022 ont surtout mis en évidence le fossé à combler. La délégation ukrainienne a réclamé un cessez-le-feu inconditionnel et une rencontre entre les présidents, mais n'a obtenu qu'un échange de 1 000 prisonniers de chaque camp. Le chef du renseignement militaire ukrainien, Kyrylo Boudanov, a dit espérer que cet échange ait lieu la semaine prochaine.

Du côté russe, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a clairement indiqué qu'une rencontre Poutine-Zelensky ne serait possible qu'après la conclusion d'accords préalables entre les deux camps. Or, les positions restent largement inconciliables : Moscou exige que l'Ukraine renonce à rejoindre l'Otan, abandonne quatre régions partiellement contrôlées par la Russie et la Crimée annexée en 2014, et que cessent les livraisons d'armes occidentales. Kiev rejette fermement ces exigences et demande le retrait des troupes russes, qui occupent encore près de 20 % de son territoire.

Des bombardements persistants sur le terrain

Malgré les efforts diplomatiques, l'armée russe continue de bombarder l'Ukraine. Neuf personnes ont été tuées dans le nord du pays, selon les autorités locales. Peskov a également souligné que de nouvelles discussions directes ne seraient possibles qu'après la réalisation de l'échange de prisonniers, et a évoqué l'envoi des conditions de chaque camp à l'autre en vue de futures négociations.

L'initiative de Donald Trump suscite des espoirs, mais les obstacles restent nombreux. La communauté internationale attend avec attention l'issue de cet appel, qui pourrait marquer un tournant dans le conflit ukrainien.

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