Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé ce dimanche Moscou de ne pas respecter la trêve partielle annoncée récemment, tandis que la Russie affirme que ses actions ne sont que des ripostes aux provocations ukrainiennes. Ces échanges d'accusations interviennent alors que les combats se poursuivent dans l'est de l'Ukraine, malgré les appels internationaux à une désescalade.
Zelensky dénonce les violations russes
Lors d'une allocution diffusée dans la soirée, Zelensky a déclaré que les forces russes avaient lancé plusieurs attaques contre des positions ukrainiennes au cours des dernières 24 heures, en violation du cessez-le-feu convenu. Il a souligné que ces actions démontraient le manque de volonté de Moscou de parvenir à une solution pacifique. Selon lui, les troupes russes ont bombardé des zones résidentielles et des infrastructures civiles, causant des victimes parmi la population.
Le président ukrainien a également appelé ses alliés occidentaux à renforcer leur soutien militaire et économique pour permettre à son pays de se défendre efficacement. Il a insisté sur le fait que l'Ukraine ne céderait pas face à la pression russe et qu'elle continuerait à lutter pour son intégrité territoriale.
La réponse de Moscou
De son côté, le ministère russe de la Défense a rejeté ces accusations, affirmant que ses forces ne faisaient que riposter aux tirs ukrainiens. Dans un communiqué, il a précisé que les frappes russes visaient exclusivement des cibles militaires et non des zones civiles. Moscou accuse régulièrement Kiev de violer les trêves et de préparer des offensives.
La Russie a également réitéré sa position selon laquelle le conflit ne pourra être résolu que si l'Ukraine accepte de négocier sur la base des propositions russes, notamment la reconnaissance des territoires annexés.
Un contexte de tensions persistantes
Cette nouvelle escalade verbale survient alors que les efforts diplomatiques pour instaurer une paix durable semblent au point mort. Les médiateurs internationaux, dont l'ONU et l'OSCE, appellent les deux parties à respecter le cessez-le-feu et à s'engager dans un dialogue constructif. Cependant, les violations répétées de la trêve alimentent la méfiance mutuelle et compliquent toute avancée.
Sur le terrain, la situation humanitaire reste préoccupante, avec des milliers de civils pris au piège dans les zones de combat. Les organisations humanitaires réclament un accès sécurisé pour acheminer l'aide nécessaire.



