L'Union européenne va reprendre lundi les négociations sur l'adhésion de l'Ukraine, a annoncé samedi un responsable européen. Cette décision intervient après des mois de blocage de la part de certains États membres, notamment la Hongrie, qui s'opposait à l'ouverture des discussions tant que les questions liées aux droits des minorités ne seraient pas réglées.
Un processus relancé
Les négociations d'adhésion avec l'Ukraine avaient été officiellement ouvertes en décembre dernier, mais les discussions concrètes n'avaient pas encore débuté. La reprise annoncée pour lundi marque une avancée significative pour Kiev, qui espère intégrer l'UE rapidement dans le contexte de la guerre avec la Russie. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a salué cette décision comme un signe de soutien indéfectible de l'Europe.
Les conditions hongroises
La Hongrie avait posé comme condition préalable à la levée de son veto l'adoption par l'Ukraine de mesures renforçant les droits de la minorité hongroise en Transcarpatie. Selon des sources diplomatiques, Kiev a répondu à ces exigences en adoptant une législation garantissant l'enseignement bilingue et la représentation politique des minorités. Budapest a confirmé vendredi qu'elle ne bloquerait plus le processus.
Calendrier des négociations
Les discussions porteront dans un premier temps sur les chapitres fondamentaux de l'acquis communautaire, notamment l'état de droit, la justice et les réformes économiques. L'UE espère que les négociations pourront progresser rapidement, même si le processus d'adhésion prend généralement plusieurs années. Un diplomate européen a souligné que l'Ukraine avait déjà accompli des progrès considérables dans la mise en œuvre des réformes nécessaires.
Réactions internationales
La décision de l'UE a été saluée par les États-Unis et l'OTAN, qui y voient un message fort adressé à Moscou. La Russie a dénoncé une nouvelle étape dans l'expansion de l'OTAN vers l'Est, bien que l'UE ne soit pas une alliance militaire. Le Kremlin a menacé de prendre des mesures de rétorsion si les négociations aboutissaient à une adhésion rapide.
Les négociations débuteront lundi à Bruxelles, avec une première réunion au niveau des ambassadeurs des Vingt-Sept. Les chefs d'État et de gouvernement devraient faire le point sur l'avancement des discussions lors du sommet européen de juin.



