Le Monténégro a franchi mercredi une étape décisive sur la voie de son adhésion à l'Union européenne. Les États membres ont donné leur accord pour la création d'un groupe de travail chargé de préparer un traité d'adhésion pour ce petit pays des Balkans. Cette décision marque un progrès significatif dans le processus d'intégration européenne du Monténégro.
Un feu vert historique
Le ministre des Affaires étrangères monténégrin, Maida Gorcevic, s'est réjoui de cette « excellente nouvelle qui nous arrive de Bruxelles ». Il a souligné que cela « confirme une fois de plus que nous sommes sur la bonne voie pour que le Monténégro devienne le 28e membre de l'Union européenne d'ici à 2028 ». Cette perspective, bien qu'ambitieuse, est jugée réaliste par les observateurs.
Un compte à rebours lancé
Pour la première fois depuis plus d'une décennie, l'UE relance le processus d'élargissement. Le dernier pays à avoir rejoint l'Union est la Croatie en 2013. La Commission européenne, qui soutient cet élargissement, estime toutefois que le calendrier proposé par le Monténégro est légèrement optimiste. Le groupe de travail mis en place devra déterminer les modalités précises de l'adhésion, qui varient selon les pays candidats.
L'État de droit au cœur des négociations
Bruxelles entend mettre l'accent sur le respect de l'État de droit dans les futurs traités d'adhésion. Le Monténégro, aux côtés de l'Albanie, figure parmi les pays les plus avancés dans leur procédure d'adhésion. Cette avancée symbolise un renouveau de la politique d'élargissement de l'UE, après des années de stagnation.



