Le président français Emmanuel Macron a estimé, jeudi lors d'un échange avec des élèves à l'école franco-chypriote de Nicosie, que les États-Unis ne protégeraient plus l'Europe « dans la durée ». Il a déploré la « folie » de certains dirigeants pouvant mener à des conflits armés.
Un appel à la souveraineté européenne
« Le défi de notre Europe c'est d'être plus forte et plus indépendante parce qu'on a des États-Unis d'Amérique qui ne nous protégeront plus dans la durée », a-t-il déclaré. Le chef de l'État a illustré son propos en évoquant plusieurs dossiers internationaux, notamment l'affaire du Groenland, la situation en Iran et en Ukraine. Il a souligné que, bien que les États-Unis restent des alliés, l'Europe ne peut plus compter sur leur protection éternelle.
L'enjeu de l'autonomie stratégique
Macron a insisté sur la nécessité d'une autonomie stratégique : « Si demain on n'est plus capable de nous protéger nous-mêmes pour notre défense, si toutes nos solutions technologiques sont dans la main des autres, on pourra dire ce qu'on veut, on ne choisira plus. » Il a conseillé à la jeune génération de « toujours chercher à comprendre les autres » et d'avoir le « goût de l'avenir », rappelant que « la paix ne se décrète pas un beau matin ».
Le président a également mis en garde contre les risques de guerre : « La guerre naît des malentendus, des incompréhensions ou de la folie de certains dirigeants et parfois de peuples qui pensent que leur sécurité viendra de la destruction du voisin. » Il a conclu : « Aime la guerre celui qui n'espère plus rien […] Quand tu aimes l'avenir, tu n'as aucune envie de faire la guerre », sans citer de dirigeants en particulier.



