La santé de Ramzan Kadyrov, dirigeant de la Tchétchénie, suscite de vives inquiétudes après des révélations faisant état d'une insuffisance rénale nécessitant une dialyse, selon une source du renseignement ukrainien.
Depuis plusieurs mois, de nombreuses rumeurs circulent autour de l'état de santé du dirigeant tchétchène. Aujourd'hui, une source au sein de la Direction principale du renseignement du ministère ukrainien de la Défense, citée par l'agence de presse publique ukrainienne Ukrinform, a indiqué que Ramzan Kadyrov souffre d'une insuffisance rénale et qu'il est actuellement sous dialyse. Les médecins ne feraient aucune prévision ferme quant à l'évolution de son état. "Ses reins ont lâché", a déclaré cette source anonyme.
L'absence du dirigeant inquiète d'autant plus qu'il n'a pas été vu en public depuis plus d'une semaine. Lors de sa dernière apparition, il se déplaçait avec une canne. Selon Ukrinform, le Kremlin envisagerait déjà de lui trouver un successeur. La recherche s'est intensifiée, et plusieurs noms circulent, dont Magomed Daoudov, Apti Alaudinov et le fils aîné de Kadyrov, Akhmat Kadyrov. La décision finale reviendra à Vladimir Poutine.
Népotisme et succession
La semaine dernière, Akhmat Kadyrov, âgé de 20 ans, a été nommé par son père au poste de vice-premier ministre par intérim du gouvernement de la république, en plus de ses fonctions de ministre des Sports. Un autre fils, Adam Kadyrov, a été nommé chef de la sécurité en 2023, année où il aurait passé à tabac un détenu accusé d'avoir brûlé le Coran, selon le Moscow Times. Depuis le début de son règne en 2007, Ramzan Kadyrov aurait nommé au moins 96 membres de sa famille à des postes officiels ou au sein d'entreprises.
Des membres de son puissant clan, y compris des proches venus de l'étranger, se sont rendus en nombre à son chevet dans son propre hôpital en Tchétchénie. L'état de santé du dirigeant reste préoccupant, et l'incertitude plane sur l'avenir de la République tchétchène.



