Le sommet du G7 se poursuit à Évian avec une série de rencontres bilatérales très attendues. Après s'être entretenu avec le président français Emmanuel Macron lundi, le président américain Donald Trump doit rencontrer ce mardi son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky. Cette réunion intervient dans un contexte de tensions persistantes entre l'Ukraine et la Russie, et alors que les alliés occidentaux cherchent à maintenir une unité de façade sur le soutien à Kiev.
Une rencontre sous haute tension
La rencontre entre Trump et Zelensky est considérée comme cruciale pour l'avenir de l'aide américaine à l'Ukraine. Alors que certains républicains au Congrès américain remettent en question l'ampleur du soutien, Trump a été critiqué par le passé pour ses positions ambiguës vis-à-vis de Moscou. Les deux dirigeants devraient aborder les besoins militaires et financiers de l'Ukraine, ainsi que les perspectives d'un règlement diplomatique du conflit.
Les discussions avec Macron
Lundi, Donald Trump s'était déjà entretenu avec Emmanuel Macron. Selon des sources proches de la délégation française, les discussions ont porté sur le commerce, la sécurité en Europe et la question climatique, bien que les divergences entre les deux pays restent profondes sur ces sujets. Macron a insisté sur la nécessité de maintenir une pression économique sur la Russie, tandis que Trump a évoqué la possibilité de négociations directes avec Moscou.
Un sommet sous le signe des divisions
Le G7 d'Évian est marqué par des divisions entre les membres sur plusieurs dossiers, notamment le commerce, le climat et l'approche envers la Chine. La présence de Zelensky, invité spécial, vise à recentrer les discussions sur la sécurité européenne. Les autres dirigeants du G7, dont le Premier ministre japonais et le chancelier allemand, doivent également rencontrer le président ukrainien en marge du sommet.
Les observateurs notent que ce G7 intervient à un moment charnière, alors que les élections américaines de 2026 approchent et que l'issue du conflit ukrainien reste incertaine. Les déclarations finales du sommet, attendues mercredi, devraient refléter un consensus minimum sur le soutien à l'Ukraine, mais les désaccords de fond persistent.



