Le président français Emmanuel Macron a qualifié le sommet du G7 à Biarritz de « succès objectif », alors que l'événement marquait probablement son dernier grand rassemblement international de premier plan. Dans un contexte de tensions commerciales et de divergences sur le climat, Macron a tenté de sauver le bilan de ce sommet, le dernier de son mandat à la tête d'une grande réunion multilatérale.
Un sommet sous pression
Le G7 de Biarritz s'est déroulé dans une atmosphère tendue, marquée par les menaces de guerre commerciale entre les États-Unis et l'Union européenne, ainsi que par l'absence de consensus sur la question climatique. Malgré cela, Macron a insisté sur les avancées obtenues, notamment sur la réforme de l'Organisation mondiale du commerce et la lutte contre les inégalités.
Les points clés du bilan
- Un accord sur la fiscalité numérique, bien que non contraignant.
- Une déclaration commune sur l'Amazonie après les incendies, avec une aide financière.
- Des discussions sur l'Iran, sans percée majeure.
Le président français a également souligné le rôle de la France dans la médiation entre les États-Unis et l'Iran, bien que les résultats concrets restent limités.
Un héritage à préserver
Pour Emmanuel Macron, ce G7 était l'occasion de consolider son image de leader international, alors que la France se prépare à des échéances électorales. Malgré les critiques de l'opposition et des ONG, qui dénoncent un manque d'ambition sur le climat et les droits humains, Macron a défendu son bilan en mettant en avant la « méthode française » de dialogue et de compromis.
Le sommet a également été marqué par des absences notables, comme celle de la chancelière allemande Angela Merkel, affaiblie politiquement, et par la présence controversée du président brésilien Jair Bolsonaro, invité en marge du G7.
Un dernier sommet pour Macron ?
Alors que la France se prépare à des élections présidentielles en 2027, ce G7 pourrait être le dernier grand sommet international présidé par Macron. Le chef de l'État a tenté de tirer le meilleur parti de cette tribune pour défendre son bilan et ses priorités, notamment en matière de multilatéralisme et de lutte contre le réchauffement climatique.
En conclusion, si le G7 de Biarritz n'a pas résolu les grandes crises mondiales, il a permis à Macron de sauver les apparences et de présenter un bilan qu'il juge positif. Reste à savoir si cet « succès objectif » sera reconnu par l'histoire et par les électeurs français.



