Les frappes entre la Russie et l’Ukraine se poursuivent malgré les pourparlers en vue d’un cessez-le-feu et d’une paix durable. Début juin, un pompier ukrainien a fait une découverte macabre en intervenant sur un incendie provoqué par une attaque de l’armée russe dans la ville de Pryluky, située dans le centre de l’Ukraine.
Une frappe de drone sur un immeuble d’habitation
L’armée russe a ciblé un immeuble résidentiel à l’aide d’un drone, déclenchant un violent incendie. Les secours ont été dépêchés sur les lieux. Arrivé sur place, un pompier apprend qu’il y a plusieurs victimes : sa femme, sa fille et son petit-fils, encore bébé, rapporte CNN.
« Trois générations… »
Lorsque le pompier et sa brigade arrivent sur le sinistre, ils sont loin d’imaginer ce qu’ils vont découvrir. « Trois générations… il n’y a pas de mots qui puissent diminuer cette douleur », a déclaré la police nationale ukrainienne dans un communiqué.
L’une des victimes était policière. « Elle était forte, brillante et sincère. Elle était fidèle à son serment, juste et possédait un profond sens du devoir – c’est ainsi que ses collègues et tous ceux qui la connaissaient se souviendront d’elle », a témoigné une collègue.
Les grands-parents de la victime se rappellent : « Misha, le petit garçon criait. Puis tout s’est tu. Ma petite-fille est venue leur rendre visite avec son petit. C’était un enfant tellement intéressant. Il y avait cinq personnes à la maison : elles trois et nous deux. »
La réaction de Zelensky
Après cette attaque meurtrière, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est exprimé, indigné par cet acte perpétré par l’armée de Vladimir Poutine. « Il s’agit d’une nouvelle frappe massive de terroristes – des terroristes russes qui tuent notre peuple chaque nuit », a-t-il déclaré, précisant que le garçon était le 632e enfant tué par la Russie depuis le début de la guerre en 2022.
Zelensky a rappelé la nécessité « d’imposer des sanctions maximales et d’exercer une pression collective » et souligné que Kiev « attend des États-Unis, de l’Europe et de tous ceux qui, dans le monde, peuvent véritablement contribuer à changer cette terrible situation ».



