Les géants de la livraison de repas, Uber Eats et Deliveroo, font face à des accusations graves de traite d'êtres humains, une situation qui a de quoi indigner, selon un rapport accablant publié ce jeudi 23 avril 2026. Les livreurs, qualifiés de « prolétaires du XXIe siècle », seraient soumis à des conditions de travail indignes, voire esclavagistes.
Des conditions de travail dénoncées
Le rapport, réalisé par une ONG spécialisée dans la défense des droits des travailleurs, met en lumière des pratiques abusives systématiques. Les livreurs, souvent migrants sans papiers, sont contraints de travailler pour des salaires dérisoires, sans protection sociale, et sous la menace constante de perdre leur emploi. Certains témoignages font état de confiscation de passeports, de logements insalubres fournis par les plateformes, et de violences physiques et psychologiques.
Un système de sous-traitance opaque
Les deux entreprises sont accusées d'utiliser un réseau complexe de sous-traitants pour échapper à leurs responsabilités légales. Ce système permet de maintenir les livreurs dans une précarité extrême, tout en générant des profits colossaux pour les actionnaires. Les livreurs, payés à la course, n'ont aucun droit au chômage, à la maladie, ni aux congés payés.
Réactions des entreprises
Uber Eats et Deliveroo ont rejeté ces accusations, affirmant respecter les lois en vigueur et offrir une flexibilité appréciée par les travailleurs. Cependant, les critiques soulignent que cette flexibilité est un leurre, car les livreurs n'ont aucun pouvoir de négociation et sont soumis à des algorithmes qui fixent les tarifs et les conditions de travail.
Une indignation croissante
Cette affaire relance le débat sur la nécessité de réguler les plateformes numériques. Des associations de défense des droits des travailleurs appellent à une action législative urgente pour mettre fin à ce qu'elles considèrent comme une forme moderne d'esclavage. Plusieurs députés ont déjà annoncé leur intention de saisir la justice et de proposer des lois pour encadrer ces pratiques.
Les livreurs, de leur côté, continuent de se mobiliser. Des grèves et des manifestations ont eu lieu dans plusieurs grandes villes françaises, exigeant de meilleures conditions de travail et la fin de ce qu'ils dénoncent comme une exploitation systémique. La question est désormais de savoir si les pouvoirs publics sauront répondre à cette indignation légitime.



