Le tribunal administratif de Paris a ordonné au ministère de l'Intérieur de réexaminer la décision de refus de visa opposée à Shawan Jabarin, un défenseur palestinien des droits humains. Cette décision, rendue publique le 2 mai 2026, fait suite à un recours déposé par plusieurs organisations de défense des droits de l'homme.
Un défenseur des droits humains empêché de se rendre en France
Shawan Jabarin, directeur de l'organisation palestinienne Al-Haq, avait été invité à participer à une conférence à Paris sur la situation des droits humains dans les territoires palestiniens. Cependant, les autorités françaises lui avaient refusé un visa, invoquant des motifs de sécurité nationale. Cette décision avait suscité une vive indignation parmi les ONG et les défenseurs des droits humains.
Les arguments du tribunal
Le tribunal administratif a estimé que le refus de visa était entaché d'une erreur d'appréciation. Il a souligné que les éléments fournis par le ministère de l'Intérieur ne suffisaient pas à justifier une telle mesure, compte tenu du profil de Shawan Jabarin et de son absence de condamnation judiciaire. Le juge a enjoint au ministère de réexaminer la demande de visa dans un délai de deux mois.
Réactions des organisations de défense des droits humains
Plusieurs organisations, dont Amnesty International et la Ligue des droits de l'homme, ont salué cette décision. Dans un communiqué commun, elles ont déclaré : « Cette décision est une victoire pour la justice et les droits humains. Elle rappelle que les défenseurs des droits humains ne doivent pas être entravés dans leur travail légitime. »
Les implications de cette affaire
Cette affaire met en lumière les tensions entre les impératifs de sécurité nationale et la protection des droits humains. Le gouvernement français est régulièrement critiqué pour sa politique de délivrance de visas, jugée trop restrictive à l'égard de certains militants étrangers. Le réexamen de la demande de Shawan Jabarin pourrait avoir des répercussions sur d'autres cas similaires.
En attendant la nouvelle décision du ministère, Shawan Jabarin reste en Cisjordanie. Il a exprimé son espoir de pouvoir bientôt se rendre en France pour échanger avec d'autres défenseurs des droits humains et sensibiliser l'opinion publique à la situation en Palestine.



